À l’occasion de la visite du président argentin Javier Milei en Israël, Jérusalem et Buenos Aires ont dévoilé une initiative diplomatique d’ampleur visant à renforcer leur coopération face à l’Iran et aux menaces régionales : les « Accords Isaac ».
Au-delà des annonces liées à l’ouverture d’une ligne aérienne directe, à la signature de mémorandums d’entente ou encore aux discussions sur un éventuel transfert de l’ambassade argentine à Jérusalem, ce projet vise à structurer une coopération plus large. Objectif : bâtir une plateforme commune dans plusieurs domaines - lutte contre le terrorisme, trafic de drogue, coordination diplomatique, commerce et innovation technologique.
Le choix du nom n’est pas anodin. Les « Accords Isaac » s’inscrivent dans la continuité des Accords d'Abraham, initiés sous l’impulsion de Donald Trump, avec l’ambition de reproduire une dynamique similaire, cette fois en Amérique latine. Selon les informations disponibles, Washington a été associé à l’initiative, et l’ambassadeur américain a participé à son lancement aux côtés du Premier ministre Benyamin Netanyahu et de Javier Milei.
Pour Israël, cette initiative dépasse le cadre bilatéral. Elle vise à accompagner une évolution politique en Amérique latine, marquée par l’émergence de gouvernements plus favorables à Israël et aux États-Unis, et plus critiques vis-à-vis de l’Iran. Plusieurs pays du continent pourraient, à terme, rejoindre ce cadre de coopération.
Du côté argentin, cette démarche s’inscrit pleinement dans la ligne politique de Javier Milei, qui cherche à repositionner son pays au cœur du camp occidental. Les « Accords Isaac » apparaissent ainsi comme une double initiative : diplomatique et idéologique, avec l’ambition de structurer un nouveau bloc aligné sur des valeurs de liberté, de démocratie et de coopération sécuritaire.