Une affaire de sécurité d'une gravité exceptionnelle a éclaté ce lundi avec le dépôt d'un acte d'accusation contre sept officiers appartenant à des unités classifiées de Tsahal et de la police israélienne. Les charges retenues — corruption, vol par agent public, blanchiment d'argent, obstruction à la justice et fraude fiscale — dessinent le portrait d'un système organisé de détournement de fonds, mené pendant plusieurs mois depuis l'intérieur même de l'appareil sécuritaire de l'État.
Selon les procureurs du parquet du district central, les prévenus ont exploité leurs fonctions et leurs prérogatives pour s'approprier illégalement des dizaines de millions de shekels. L'essentiel des fonds détournés aurait ensuite été blanchi via des cryptomonnaies. Au terme de l'enquête, les autorités ont saisi des portefeuilles numériques et des espèces pour une valeur totale dépassant 50 millions de shekels.
L'affaire a été déclenchée par une enquête conjointe impliquant le Shin Bet, la Direction centrale de la police, la Police militaire d'enquête et le Département des enquêtes de police — un dispositif inhabituel qui témoigne de la dimension sensible du dossier. Parmi les personnes interpellées figure également un habitant des quartiers est de Jérusalem. Trois des accusés, informés de l'ouverture de l'enquête, auraient tenté de détruire des preuves pour entraver le cours de la justice.
Le parquet a requis le maintien en détention de quatre prévenus jusqu'à l'issue du procès, tandis que les trois autres seraient placés sous surveillance électronique. Le tribunal a par ailleurs ordonné que la majeure partie des détails de l'affaire reste couverte par une interdiction de publication.
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