Lors de la cérémonie commémorative de Yom HaZikaron organisée ce lundi au mémorial Yad Labanim, Yafit et Ayoub Goshen ont pris la parole pour la première fois sur les circonstances exactes de la mort de leur fils, le sergent de la brigade Givati Uriah Aymelek Goshen. Ils ont ainsi révélé que le soldat avait été tué lors d'une opération de sauvetage manquée de la famille Bibas, au coeur de Gaza.
Uriah Goshen a trouvé la mort lors de l'opération « Cœur Rouge », menée dans la bande de Gaza à Khan Younès. L'objectif de cette mission spéciale : localiser et secourir Shiri Bibas et ses deux jeunes fils, Ariel et Kfir, enlevés de leur domicile au kibboutz Nir Oz le 7 octobre 2023. Ce n'est que trois mois après sa mort, au terme d'une enquête interne, que ses parents ont appris dans quel cadre précis leur fils avait perdu la vie.
La tragédie prend une dimension encore plus sombre à la lumière de ce que l'on sait aujourd'hui : Shiri, Ariel — 3 ans — et Kfir — 9 mois à peine lors de l'enlèvement — n'étaient déjà plus en vie lors de cette opération menée en janvier 2024. Ils ont en effet été assassinés par leurs ravisseurs peu après le 7 octobre, leurs corps ayant été ensuite mutilés dans une tentative délibérée d'attribuer leur mort à à des bombardements israéliens.
L'existence d'une telle opération n'avait jamais été révélée par Tsahal.

Debout face à l'assemblée, Yafit Goshen a témoigné avec une dignité bouleversante. « Uriah est tombé pendant l'opération Cœur Rouge, une opération de sauvetage de la famille Bibas. Nous ne l'avons appris que récemment, grâce à l'enquête », a-t-elle confié, la douleur à peine contenue.
Elle a ensuite adressé un appel solennel aux dirigeants et à la société israélienne : « Soyons dignes d'eux — ces jeunes de 19 et 20 ans qui sont entrés dans Gaza pour protéger leur peuple et libérer les otages. C'étaient des idéalistes. Nous leur devons d'être à la hauteur. »
Né à Jérusalem, Uriah était décrit par ses proches comme un jeune homme d'une droiture et d'une chaleur humaine rares. Guide au mouvement de jeunesse Bnei Akiva, il était un meneur naturel, aussi à l'aise avec les plus forts qu'avec les plus vulnérables.
Son père Ayoub a cherché les mots pour cerner ce qui rendait son fils unique : « Il avait cette capacité à aller vers l'autre — à tisser des liens entre ceux qui n'auraient jamais dû se rencontrer. Depuis l'enfance, c'était un défenseur des faibles, un sens de la justice chevillé au corps. »
Aux côtés d'Uriah est également tombé le sergent Uri Jarbi, son frère d'armes, lors de cette même opération.
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