La tentative espagnole de suspendre l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël n’a pas été adoptée, a annoncé Kaja Kallas. L’initiative, soutenue par l’Espagne, l’Irlande et la Slovénie, visait à ouvrir un débat immédiat sur les relations entre l’UE et Israël, dans un contexte de critiques croissantes sur la situation des droits humains. Ces pays appelaient à suspendre un accord qu’ils estiment fragilisé par certaines politiques israéliennes, notamment en matière sécuritaire et dans les territoires contestés.
Mais pour aboutir, une telle mesure nécessitait l’unanimité des 27 États membres, seuil politique élevé qui n’a pas été atteint.Or, si plusieurs pays ont soutenu la proposition espagnole, dont l’Irlande, la Belgique, la Slovénie et le Luxembourg, en face, un front d’opposition s’est rapidement constitué, réunissant notamment l’Allemagne, la Hongrie, la République tchèque, l’Autriche, la Grèce, Chypre et l'Italie..Pour Rome, la ligne était claire. Le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani a estimé qu’« un accord commercial ne doit pas être utilisé comme un outil politique » dans les circonstances actuelles.
Certaines capitales, comme Paris et La Haye, ont tenté de proposer une voie intermédiaire, suggérant un durcissement du discours politique et l’éventuelle adoption de sanctions ciblées contre des individus israéliens, sans aller jusqu’à remettre en cause l’accord lui-même.
Au cœur des débats, l’Accord d’association UE–Israël, pierre angulaire des relations entre les deux parties depuis plus de deux décennies. Cet accord encadre les échanges commerciaux, les investissements, la coopération scientifique et technologique, ainsi que de nombreux domaines de coordination bilatérale. Sa suspension aurait marqué une rupture diplomatique majeure, avec des conséquences économiques et politiques significatives pour les deux parties.
Ce vote révèle les fractures au sein de l’Union européenne sur la politique à adopter vis-à-vis d’Israël. D’un côté, certains États plaident pour un durcissement des positions au nom des droits humains ; de l’autre, plusieurs pays défendent une approche plus pragmatique, privilégiant le maintien du dialogue et des liens économiques.
Parallèlement, les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont convenu d’élargir les sanctions contre l’Iran, réponse aux atteintes à la liberté de navigation et au commerce maritime, notamment en lien avec les tensions autour du détroit d’Ormuz. Dans ce contexte, les Gardiens de la Révolution ont été désignés comme organisation terroriste, ouvrant la voie à des actions ciblées contre leurs réseaux économiques en Europe.
Ce double mouvement - rejet de la proposition espagnole et durcissement des sanctions contre Téhéran - illustre les priorités européennes : maintenir les relations avec Israël tout en accentuant la pression sur l’Iran.
Dans un communiqué, le bureau du Premier ministre israélien a salué une décision « responsable », dénonçant une initiative « extrême et déconnectée de la réalité ».
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