Dans une interview accordée à la chaîne syrienne Al-Ikhbaria, le journaliste dresse un constat sévère du bilan humain et matériel du conflit. « La guerre de vengeance menée par l’Iran s’est soldée par 55 villages capturés, dont la moitié complètement détruits, près d’un million de déplacés et environ 2 500 morts, sans compter des milliers de blessés », affirme-t-il. Avant de poser une question qui résume sa critique : « Après tout cela, ils parlent de victoire ? Est-ce que la victoire consiste à embellir la destruction, de la banlieue sud de Beyrouth jusqu’au sud du pays ? »
Au-delà du bilan, Ali Al-Amin met en cause la stratégie du Hezbollah au Liban. Il accuse l’organisation, ainsi que l’Iran, d’avoir affaibli le pays au point d’« ouvrir des routes à Israël », une formule forte qui traduit selon lui une perte de contrôle et une détérioration de la situation sécuritaire. Une critique qui s’inscrit dans un malaise plus large au sein d’une partie de la société libanaise, certains citoyens allant jusqu’à exprimer leur exaspération face au rôle joué par le Hezbollah dans les conflits successifs.
Le journaliste souligne également l’extension des activités du Hezbollah bien au-delà des frontières libanaises. Il évoque notamment l’implication du mouvement en Syrie, au Yémen et en Irak, où il poursuit des objectifs à la fois sécuritaires et idéologiques. Selon lui, le Hezbollah chercherait notamment à alimenter les tensions en Syrie, dans le but de fragiliser le nouveau régime et de démontrer son incapacité à gérer les défis internes. « L’organisation considère la nouvelle Syrie comme un ennemi et travaille à sa déstabilisation », affirme-t-il. Ali Al-Amin rappelle également des précédents, notamment des tentatives d’actions contre des cibles internationales. Il cite le nom de Mustafa Badreddine, qu’il associe à un projet d’attentat contre l’émir du Koweït dans les années 1980.
Dans son analyse, le Hezbollah ne se limite pas à un acteur libanais, mais s’inscrit dans une stratégie régionale plus large, notamment dans ses confrontations avec les États-Unis dans plusieurs zones du Golfe. Ces tensions, selon Al-Amin, sont exploitées pour renforcer son agenda sécuritaire et idéologique.
En conclusion, le journaliste appelle à une plus grande transparence sur les activités du Hezbollah et plaide pour la publication des résultats des enquêtes en cours, estimant que la population libanaise a le droit de comprendre les choix stratégiques opérés en son nom : « Il faut se poser une question simple : pourquoi le Hezbollah est-il autorisé à continuer de jouer des rôles sécuritaires en dehors des frontières du pays ? ».
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