International

Donald Trump : « S'ils veulent parler, il y a le téléphone »

Le président a justifié ce choix par une volonté de rompre avec ce qu’il considère comme « une perte de temps diplomatique.»

3 minutes
26 avril 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Donald Trump :  « S'ils veulent parler, il y a le téléphone »

Désolé, votre navigateur ne supporte pas la synthèse vocale.

Le président américain Donald Trump a décidé d’annuler le déplacement de ses émissaires au Pakistan, où des discussions avec des représentants iraniens étaient envisagées.

Au lendemain de cette annonce, Donald Trump a justifié ce choix par une volonté de rompre avec ce qu’il considère comme une perte de temps diplomatique. « Nous n’allons pas envoyer des gens faire 18 heures d'avion pour parler. S’ils veulent discuter, ils peuvent nous appeler », a-t-il déclaré, insistant sur la possibilité de contacts directs via des canaux sécurisés.

Les envoyés américains, dont Steve Witkoff et Jared Kushner, ne se rendront donc pas à Islamabad, alors même que le vice-président JD Vance avait déjà annulé sa venue. Washington semble désormais privilégier une approche plus directe, sans médiation active du Pakistan, tout en laissant la porte ouverte à des échanges à distance.

Le président américain a réaffirmé avec fermeté ses conditions pour toute reprise des discussions : « Ils savent exactement ce que doit contenir un accord. C’est très simple : ils ne doivent pas posséder d’arme nucléaire. Sinon, il n’y a aucune raison de se rencontrer. » Une déclaration qui confirme la constance de la position américaine sur le dossier nucléaire iranien, au moment où les tensions restent élevées dans la région.

Selon Donald Trump, l’annulation de la mission aurait rapidement produit des effets. Il affirme avoir reçu « une meilleure proposition » dans les minutes ayant suivi cette décision, sans en préciser le contenu. Il évoque également des divisions internes au sein de la direction iranienne, estimant que « personne ne sait vraiment qui est aux commandes ».

Côté iranien, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a quitté le Pakistan sans rencontrer de représentants américains, tout en affirmant que son déplacement n’était pas lié à des négociations. Téhéran continue de rejeter toute reprise de discussions sous pression, notamment en raison du blocus maritime imposé par les États-Unis.

Le président iranien a d’ailleurs prévenu que son pays ne reviendrait pas à la table des négociations tant que cette pression se poursuivrait, dénonçant une stratégie qui « sape la confiance » et contredit toute volonté de dialogue.

Le Pakistan, qui tentait de jouer un rôle d’intermédiaire, voit ainsi son initiative affaiblie, même si Washington a tenu à saluer ses efforts. En parallèle, d’autres acteurs régionaux, comme Oman, poursuivent leurs tentatives de médiation dans un contexte diplomatique de plus en plus complexe.


POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER QUOTIDIENNE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIL CLIQUEZ ICI
: https://israj.media-j.com/newsletter

POUR RECEVOIR NOS INFORMATIONS EN DIRECT SUR WHATSAPP CLIQUEZ ICI http://tiny.cc/IsrajInfoIsrael