Une journée marquée par des tensions s’est déroulée ce lundi au Grand Rabbinat d’Israël, où les premiers examens de certification religieuse ouverts aux femmes ont été organisés sous la contrainte d’une décision de la Haute Cour de justice.
Trois candidates se sont présentées au Centre international des congrès de Jérusalem pour passer des épreuves du cursus rabbinique de premier niveau. Mais le processus, censé débuter à 10 heures, a été perturbé par un retard de plus de quatre heures, alimentant les accusations de non-respect du cadre imposé par la justice.
Selon l’organisation ITIM, à l’origine de la requête ayant conduit à l’ouverture des examens aux femmes, les candidates ont été laissées dans l’incertitude pendant plusieurs heures, sans conditions d’examen équivalentes à celles des hommes. L’une d’elles aurait même quitté les lieux avant d’être rappelée plus tard pour composer.
L’examen n’a finalement débuté qu’en milieu d’après-midi, vers 15 heures, après intervention et pression du cadre judiciaire. ITIM a dénoncé une situation humiliante et envisagé de nouvelles actions en justice pour non-respect de la décision de la Cour suprême.
Dans un communiqué, le Grand Rabbinat a reconnu un dysfonctionnement technique ayant entraîné le retard, tout en justifiant l’organisation séparée des épreuves par la nécessité, selon lui, de préserver le bon déroulement des examens. Les autorités rabbiniques ont également précisé que ces tests relèvent d’une « certification halakhique » et ne constituent pas une reconnaissance ouvrant à des fonctions rabbiniques officielles.
Cette séquence s’inscrit dans une longue bataille juridique. L’an dernier, la Haute Cour avait statué que les femmes ne pouvaient être exclues des examens de certification, considérant qu’ils ont des implications professionnelles et publiques dépassant le cadre religieux strict. Elle avait rejeté l’idée de créer des filières distinctes, estimant qu’elles risqueraient de perpétuer une inégalité structurelle.
La décision judiciaire a contraint le rabbinat à ouvrir ces examens aux femmes pour la première fois. Mais les incidents observés ce lundi illustrent les résistances persistantes à cette réforme.
Sur le terrain, les réactions restent vives. ITIM dénonce une application insuffisante de la décision de justice, tandis que certains responsables religieux estiment que les obligations imposées par la Cour entrent en contradiction avec la tradition halakhique. Le débat a également pris une dimension politique, opposant partisans du respect strict des décisions judiciaires et voix appelant à la primauté du droit religieux.
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