Moyen-Orient

Blocus naval américain : l’Iran confronté à des pertes pétrolières colossales

D’après Bloomberg, les autorités iraniennes ont engagé une réduction progressive de leur production afin d’anticiper la saturation des capacités de stockage

2 minutes
2 mai 2026

ParJohanna Afriat

Blocus naval américain : l’Iran confronté à des pertes pétrolières colossales
Photo d'illustration : iStock

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Vingt jours après l’instauration du blocus naval américain visant ses exportations, l’Iran commence à en ressentir fortement les effets économiques. Selon des estimations relayées par Axios, Téhéran aurait perdu près de 4,8 milliards de dollars de revenus pétroliers depuis le début de l’opération.

D’après Bloomberg, les autorités iraniennes ont engagé une réduction progressive de leur production afin d’anticiper la saturation des capacités de stockage. Une stratégie jugée nécessaire face aux difficultés croissantes d’exportation, alors que des dizaines de pétroliers restent immobilisés dans le golfe Persique.

Selon les données du CENTCOM, 48 navires ont été déroutés depuis le lancement du blocus le 13 avril, tandis que 31 pétroliers transportant environ 53 millions de barils de brut iranien sont actuellement bloqués en mer. Deux d’entre eux auraient été saisis.

Pour éviter un arrêt brutal de la production, Téhéran mise sur des ajustements techniques. Les ingénieurs du secteur pétrolier, habitués à opérer sous sanctions, ont développé des méthodes permettant de fermer temporairement les puits sans les endommager, facilitant ainsi une reprise rapide de l’activité. « Nous disposons de l’expertise nécessaire pour gérer cette situation », a assuré un responsable du secteur énergétique iranien.

Mais cette marge de manœuvre reste limitée. Des sources citées par Bloomberg estiment que l’Iran pourrait maintenir ce rythme encore quelques semaines seulement avant d’atteindre ses capacités maximales de stockage. Des analyses concordantes de JPMorgan et de la société spécialisée Kepler évoquent une fenêtre comprise entre 12 et 22 jours.

Face à cette contrainte, le pays intensifie le recours au stockage flottant. Selon Kepler, au moins 18 pétroliers liés à l’Iran sont actuellement utilisés comme réservoirs en mer, pour une capacité totale pouvant atteindre 35 millions de barils. Une partie de cette flotte est positionnée autour de l’île de Kharg, principal hub d’exportation du pétrole iranien.

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