Les déclarations du ministre des Finances Bezalel Smotrich suscitent une vive controverse ce mardi matin, après une interview accordée à la radio 103FM dans laquelle il a comparé la formation d’un gouvernement incluant Mansour Abbas, leader du parti arabe Ra'am, au massacre du 7 octobre.
Interrogé sur ce qu’il considérait comme le plus grave, Smotrich a répondu sans ambiguïté : « Sans aucun doute, la formation du gouvernement avec Mansour Abbas. Le massacre du 7 octobre est un échec terrible et lamentable, mais il s’agit d’une erreur tactique qui doit faire l’objet d’une enquête. » Il a insisté sur cette distinction, affirmant que « l’intentionnel est bien pire que l’accidentel », et qu’un responsable politique qui « trahit sciemment ses électeurs et ses valeurs » commet une faute plus grave qu’un échec sécuritaire, aussi dramatique soit-il.
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Dans ses propos, le chef du parti Sionisme religieux a développé une critique directe du gouvernement passé ayant reposé sur le soutien du parti Ra’am. « Quelqu’un qui a vendu l’État d’Israël à ses ennemis est bien plus grave que quelqu’un qui a commis une erreur, trébuché ou échoué », a-t-il déclaré, dénonçant ce qu’il considère comme une trahison politique délibérée.
Ces déclarations ont immédiatement provoqué des réactions indignées dans l’opposition. Le président du parti Les démocrates, Yaïr Golan, a vivement attaqué Smotrich, l’accusant de faire passer des considérations politiques au détriment de la vie des citoyens. « Pour lui, il vaut mieux massacrer le peuple d’Israël qu’avoir un gouvernement sans lui. La survie politique des membres du gouvernement compte plus à ses yeux que celle des citoyens », a-t-il affirmé, rappelant également des propos passés du ministre qualifiant le Hamas « d’atout ».