La Banque d’Israël poursuit ses travaux sur le shekel digital. Objectif : examiner la possibilité d’émettre une monnaie numérique de banque centrale, sur le modèle des projets de CBDC étudiés dans plusieurs pays.
Après la publication, en mars 2025, d’un premier document de cadrage, le rapport publié ce jour, mercredi, vise à informer le public de l’état d’avancement des travaux et à préparer une éventuelle décision sur l’émission future de cette monnaie numérique.
Premier point examiné : le rapport coût-bénéfice. Les équipes de la Banque d’Israël ont tenté d’évaluer les coûts qu’un shekel digital représenterait pour l’institution, pour les acteurs du système financier et pour l’économie israélienne dans son ensemble. Leur conclusion est plutôt favorable : selon cette analyse, les bénéfices attendus dépasseraient les coûts, et l’émission d’un shekel digital pourrait être positive du point de vue du bien-être économique global.
Le rapport s’intéresse également au cadre réglementaire nécessaire. La Banque d’Israël a analysé les risques liés au fonctionnement d’un tel système, à son opérateur et aux différents participants. L’enjeu est de définir une architecture de supervision capable de garantir la stabilité, la sécurité et le bon fonctionnement du dispositif.
Autre question centrale : le modèle du shekel digital. Le document initial envisageait une monnaie numérique à double usage. Elle pourrait servir à la fois le grand public, dans une logique de paiement de détail, et les institutions financières, dans une logique plus professionnelle ou interbancaire. La Banque d’Israël a donc étudié la faisabilité d’un shekel digital polyvalent, capable de répondre à ces deux fonctions.
Le volet technologique a lui aussi été approfondi. La Banque d’Israël a sollicité des entreprises, des experts technologiques et des universitaires afin d’examiner les solutions possibles. Le nouveau rapport présente les enseignements tirés de cette consultation et les pistes technologiques jugées pertinentes.
La Banque d’Israël indique aussi avoir analysé les réactions du public au premier document de cadrage. Elle a en outre mené une enquête sur les préférences des entreprises concernant l’usage potentiel du shekel digital, dans la continuité d’une étude réalisée en 2024 auprès des particuliers.
Pour autant, le lancement n’est pas encore décidé. En 2026, les travaux se poursuivent autour de trois axes : Les priorités : le projet initial prévoit de nombreux usages, de nombreux participants et plusieurs types d’utilisateurs. La Banque d’Israël examine donc s’il faudra lancer le shekel digital avec toutes ses fonctionnalités ou, au contraire, commencer par une version plus limitée, avant d’ajouter d’autres options par la suite. Le deuxième axe porte sur la définition détaillée du système. Une fois les priorités fixées, l’institution pourra préciser plus finement les caractéristiques techniques, opérationnelles et réglementaires de la future monnaie numérique. Enfin, la Banque d’Israël prévoit d’élaborer une feuille de route. Celle-ci devra détailler les étapes nécessaires, à l’intérieur comme à l’extérieur de la banque centrale, si la décision d’émettre un shekel digital est finalement prise.
Les conclusions seront remises au gouverneur de la Banque d’Israël vers la fin de l’année. Ce rapport devra formuler une recommandation : faut-il, oui ou non, lancer le shekel digital ?
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