Certains taxent d'extrémisme les "messianiques", ceux qui croient et œuvrent au quotidien pour la venue de messie.
Et pourtant, tous les matins dans la prière, nous énonçons ce souhait issu des treize principes de foi, dictés par Maïmonide, un des plus grands maitres de l'histoire du peuple juif. Il suivait le "chemin du milieu" sans tomber dans les extrêmes et était respecté à la cour du roi d'Espagne dont il était le médecin. Sa phrase concernant la venue du Mashiah' est même devenu il y a un certain temps un tube dans les boites de nuit israéliennes : "Je crois d'une foi parfaite en la venue du Mashiah', et même s'il tarde, je l'attendrai chaque jour."
Il est aussi à ce jour le seul décisionnaire à avoir statué sur la venue du messie en expliquant qu'il y a trois conditions nécessaires pour qu'il vienne :
1. Que le peuple juif soit souverain sur sa terre.
2. Que les juifs exilés reviennent de Diaspora.
3. Que le temple soit reconstruit.
Certaines de ces étapes sont déjà atteintes. La jeune génération de combattants se bat tous les jours pour continuer dans cette voie.
C'est pour cette raison que certains d'entre arborent sur leur uniforme un dessin qui représente une couronne, symbole du Mashiah' qui sera oint comme un roi. Le chef d'état-major de Tsahal n'apprécie pas cette initiative dans un souci de besoin d'uniformité des soldats.
Mais peut être que ce phénomène le dépasse. Les jeunes comprennent le contexte actuel mieux que personne d'autre. Ils pensent que nous vivons les temps messianiques, ils le sentent, ils le vivent. Ils proclament que cela peut et doit être réalité et pas que théorie.
Ou alors comme disait Rabbi Yéhouda Halevy, l'auteur du Kouzari, il faut arrêter de prier et d'être hypocrite. On ne peut plus prier tous les jours pour une chose sans y croire et la rejeter comme de l'extrémisme. We want mashiah' now !
Le processus est enclenché sur la terre d'Israël. Mais vouloir ne suffit pas. Il faut prier, œuvrer pour la souveraineté, la Aliya, la reconstruction du temple. Toutes ces actions vont dans la même direction. Celle de la rédemption.
Ariel Kandel est le directeur général de Qualita