Mojtaba Khamenei est aujourd’hui au centre d’un débat stratégique majeur entre Jérusalem et Washington. Après l’élimination d’Ali Khamenei en 2026, les deux alliés espéraient ébranler les fondations du régime iranien. L’objectif n’a été atteint qu’en partie : l’autorité verticale du guide suprême a disparu, des luttes internes se sont accentuées, mais l’Iran conserve encore une structure de commandement et l’apparence d’un État fonctionnel.
Mojtaba Khamenei apparaît désormais comme le dernier héritier naturel du système. Son maintien permet au régime de conserver une continuité symbolique autour du nom Khamenei. Son élimination, en revanche, pourrait plonger Téhéran dans une crise de succession, affaiblir les factions les plus dures et ouvrir une fenêtre pour un accord sur le dossier nucléaire. C’est le pari envisagé par certains stratèges : supprimer le dernier point d’appui du pouvoir pour accélérer une recomposition interne.
Mais ce scénario comporte un risque majeur. Aucun véritable camp modéré ne semble prêt à prendre le pouvoir en Iran. Même en cas de nouvel accord, celui-ci pourrait se limiter à un gel temporaire du programme nucléaire, sans régler la menace sur le long terme. Pour Israël et les États-Unis, la question reste donc entière : viser le dernier Khamenei pour tenter de briser le régime, ou préserver un interlocuteur identifiable afin d’éviter un chaos impossible à maîtriser.
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