Deux ans et demi après les massacres du 7 octobre, Israël continue d’identifier, de localiser et d’éliminer les terroristes ayant participé à l’attaque contre les localités du sud du pays. Selon l'enquête du Wall Street Journal, les services israéliens ont constitué une liste de plusieurs milliers de noms, alimentée par des vidéos, des interrogatoires, des interceptions et des éléments de renseignement.
Objectif : tuer ou capturer tous ceux qui ont planifié le massacre, y ont pris part ou s’y sont joints sur le terrain. L’attaque du Hamas avait fait environ 1 200 morts et près de 250 otages avaient été enlevés vers la bande de Gaza.
Parmi les images les plus marquantes du 7 octobre figure l’enlèvement de Noa Argamani au festival Nova. La jeune femme avait été filmée sur une moto, coincée entre deux terroristes, criant : « Ne me tuez pas ». Après sa libération, au terme de 245 jours de captivité, deux hommes identifiés dans la vidéo de son enlèvement ont été localisés puis éliminés dans des frappes aériennes distinctes.
Selon le rapport, aucun participant au massacre n’est considéré comme secondaire. Même un conducteur de tracteur, filmé le matin du 7 octobre en train de défoncer la barrière frontalière, a été identifié près de deux ans plus tard, puis éliminé dans une frappe aérienne alors qu’il marchait dans une rue.
Pour établir cette liste, Israël s’appuie sur une combinaison de renseignements humains, d’écoutes, d’interrogatoires de détenus gazaouis, d’analyses de vidéos publiées sur les réseaux sociaux et de logiciels de reconnaissance faciale. Plusieurs terroristes ont eux-mêmes fourni une partie des preuves utilisées contre eux, en se filmant pendant les attaques, en publiant des images ou en appelant leurs proches pour se vanter de leurs actes.
Selon des responsables sécuritaires israéliens, un terroriste peut être désigné comme cible lorsqu’au moins deux éléments de preuve le relient aux crimes commis lors de l’attaque du 7 octobre. Les services du renseignement militaire et du Shin Bet passent au crible les vidéos, les caméras embarquées, les conversations et les interrogatoires afin d’établir une identification précise : qui a participé, quel rôle il a joué, et où il se trouve aujourd’hui.
Les éliminations se sont poursuivies même après l’accord de cessez-le-feu à Gaza et la libération des derniers otages encore en vie. Côté israélien, on affirme que les personnes visées restent des terroristes actifs ou dangereux, soit parce qu’elles se rapprochent de la ligne jaune, soit parce qu’elles préparent de nouvelles attaques.
Derrière cette opération se dessine une doctrine assumée : pour Israël, le massacre du 7 octobre ne s’est pas refermé avec le retour des otages ni avec la trêve. Toute personne ayant participé à l’attaque demeure une cible, même des années plus tard, même si elle tente de se fondre à nouveau dans la population de Gaza
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