Après la publication par le ministre Itamar Ben Gvir d'une vidéo le montrant face aux militants de la flottille pour Gaza menottés et au sol, plusieurs pays européens appellent à la mise en oeuvre de sanctions contre le ministre.
La France et l'Italie mènent cette initiative et les deux pays, ainsi que la Pologne ont déjà annoncé qu'ils interdiraient à Ben Gvir l'entrée sur leur territoire.
Dans ce contexte, l'Italie a officiellement demandé à l'Union européenne d'envisager des sanctions communes à l'encontre du ministre israélien. L'Espagne, la Suède, l'Irlande et la Belgique poussent aussi dans ce sens.
Mais l'unanimité requise pour toute décision de politique étrangère européenne se révèle introuvable. Cette campagne de plus en plus soutenue en faveur de nouvelles sanctions se heurte à un dilemme : la crainte que de telles mesures ne renforcent la position des partisans de la ligne dure lors des prochaines élections en Israël.
En d'autres termes, les pays les plus hostiles à Israël hésitent à sanctionner Ben Gvir en Europe de crainte que cela ne lui offre, en Israël, une tribune et une aura susceptibles de gonfler son score dans les urnes.
La décision d'une interdiction collective à l'échelle de l'UE reste donc suspendue. Si la France et l'Italie ont agi ou réclamé des sanctions, les États membres de l'UE demeurent profondément divisés sur la question et le consensus nécessaire à une mesure commune paraît, à ce stade, difficile à atteindre.
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