Face à une hausse marquée des troubles psychologiques depuis les attaques du 7 octobre 2023 et la guerre toujours en cours, le ministère israélien de la Santé a annoncé l’extension de son dispositif national de santé mentale, assortie d’une campagne de sensibilisation grand public incluant podcasts et collaborations artistiques. Le budget global du programme s’élève à environ 1,4 milliard de shekels.
Ce plan s’inscrit dans une dynamique de long terme, alors que les autorités sanitaires observent une augmentation continue du recours aux consultations psychiatriques ainsi qu’à la prescription de sédatifs, somnifères et antidépresseurs.
Selon les données du ministère, la fréquentation des cliniques de santé mentale a fortement augmenté depuis le début du conflit. En 2025, environ 435 000 patients ont été pris en charge par les caisses d’assurance maladie, soit une hausse d’environ 100 000 personnes par rapport au lancement du programme.
Les centres de résilience ont, pour leur part, accompagné environ 37 000 patients, tandis que les dispositifs de soutien communautaire ont touché près de 152 000 personnes.
Le ministère souligne également une progression constante de la consommation de médicaments psychotropes. Les prescriptions de sédatifs et d’antidépresseurs ont augmenté de manière significative depuis le 7 octobre, une tendance que les autorités attribuent à l’impact durable de la situation sécuritaire sur la santé mentale de la population.
Un plan national élargi
Le programme, baptisé « Un lieu pour une âme », prévoit notamment l’augmentation du nombre de professionnels, le développement de nouveaux services, ainsi que la mise en place de modèles de prise en charge et d’orientation plus rapides.
Les centres de résilience, déployés dans le cadre d’une décision gouvernementale impliquant plusieurs ministères et institutions sécuritaires, ont vu leur activité fortement accrue depuis le début de la guerre. Des antennes ont également été installées dans des zones d’évacuation, notamment dans des hôtels accueillant des populations déplacées du sud et du nord du pays.
Ces structures proposent des ateliers communautaires, des formations, un accompagnement des équipes locales ainsi que des soins individuels et collectifs, à court et long terme.
Les autorités sanitaires ont également renforcé les dispositifs d’écoute et d’intervention rapide. Les caisses d’assurance maladie ont mis en place une ligne téléphonique en plusieurs étapes, qui a pris en charge environ 4 300 personnes en 2025.