Le cabinet de sécurité israélien s'est réuni hier soir (jeudi) dans un climat tendu, au lendemain de l'annonce américaine d'un accord de cessez-le-feu avec le Liban. Aucun vote n'a eu lieu.
La raison de ce blocage est venue de Beyrouth. Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a annoncé jeudi qu'il rejetait les termes du cessez-le-feu proposé, qui prévoyait notamment l'arrêt des tirs du mouvement terroriste et son retrait au nord du fleuve Litani. Face à ce refus, le Premier ministre Binyamin Netanyahu a choisi de ne pas soumettre le texte au vote : « Pour l'instant, il n'y a pas d'accord. Le Hezbollah s'y oppose, je ne mets donc pas la question au vote. S'il accepte, je vous soumettrai l'accord pour approbation. »
Le chef d'état-major Eyal Zamir n'a assisté qu'au début de la séance sans prendre longuement la parole.
Au cours de la réunion, les ministres ont été informés de la mort du capitaine Eitan Shmuel Lemberg, tombé au sud du Liban, une nouvelle qui a durci les positions de plusieurs membres du cabinet contre toute idée de cessez-le-feu.
Les prises de parole se sont succédé :
Eli Cohen : « Soyons honnêtes avec nous-mêmes. Face à de telles pertes, il faut les démanteler complètement. »
Zeev Elkin : « L'autre camp ne veut pas de cessez-le-feu. On peut attendre encore un peu, mais on doit riposter. »
Orit Strock : « Il faut changer la frontière. C'est la direction à prendre. »