Sécurité

Que s'est-il passé hier soir lors du cabinet de sécurité? Les citations

Dans le contexte de l'accord de cessez-le-feu avec le Liban, le Premier ministre a réuni hier le cabinet de sécurité.

2 minutes
5 juin 2026

ParGuitel Benishay

Que s'est-il passé hier soir lors du cabinet de sécurité? Les citations
Photo: IStock

Désolé, votre navigateur ne supporte pas la synthèse vocale.

Le cabinet de sécurité israélien s'est réuni hier soir (jeudi) dans un climat tendu, au lendemain de l'annonce américaine d'un accord de cessez-le-feu avec le Liban. Aucun vote n'a eu lieu.

La raison de ce blocage est venue de Beyrouth. Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a annoncé jeudi qu'il rejetait les termes du cessez-le-feu proposé, qui prévoyait notamment l'arrêt des tirs du mouvement terroriste et son retrait au nord du fleuve Litani. Face à ce refus, le Premier ministre Binyamin Netanyahu a choisi de ne pas soumettre le texte au vote : « Pour l'instant, il n'y a pas d'accord. Le Hezbollah s'y oppose, je ne mets donc pas la question au vote. S'il accepte, je vous soumettrai l'accord pour approbation. »

Le chef d'état-major Eyal Zamir n'a assisté qu'au début de la séance sans prendre longuement la parole.

Au cours de la réunion, les ministres ont été informés de la mort du capitaine Eitan Shmuel Lemberg, tombé au sud du Liban, une nouvelle qui a durci les positions de plusieurs membres du cabinet contre toute idée de cessez-le-feu.

Les prises de parole se sont succédé :

Eli Cohen : « Soyons honnêtes avec nous-mêmes. Face à de telles pertes, il faut les démanteler complètement. »

Zeev Elkin : « L'autre camp ne veut pas de cessez-le-feu. On peut attendre encore un peu, mais on doit riposter. »

Orit Strock : « Il faut changer la frontière. C'est la direction à prendre. »

Yitzhak Wasserlauf : « Mon fils m'a demandé ce qu'était ce cessez-le-feu. Je lui ai dit : pendant une pause-repas on mange, pendant un cessez-le-feu on tire. On ne peut pas chercher à plaire aux Américains. Le temps ne joue pas en notre faveur. »

Itamar Ben Gvir, s'adressant directement à Netanyahou : « Allez aux États-Unis, emmenez des enfants de Kiryat Shmona et de Metula. Dites à Trump : on vous aime, mais on doit frapper les points faibles du Hezbollah à Dahieh. Même s'il y a un affrontement, il faut une manœuvre terrestre. Ça passera. Nos soldats comptent plus que tout. »

Bezalel Smotrich a été le seul à nuancer : « Un cessez-le-feu dans ces conditions serait une immense victoire. »


POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER QUOTIDIENNE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIL CLIQUEZ ICI 
https://israj.media-j.com/newsletter

POUR RECEVOIR NOS INFORMATIONS EN DIRECT SUR WHATSAPP CLIQUEZ ICI http://tiny.cc/IsrajInfoIsrael

Tags