Le Shin Bet et la police israélienne ont annoncé ce lundi l'imminence d'une mise en accusation formelle d'un résident de Bat Yam, soupçonné d'avoir collaboré avec les services de renseignement iraniens. Selon un communiqué commun des deux agences, une déclaration du procureur a d'ores et déjà été déposée, et l'acte d'inculpation devrait suivre dans les prochains jours.
Le suspect, un homme d'une trentaine d'années dont l'identité n'a pas été révélée, aurait entretenu des contacts réguliers en ligne avec un agent iranien pendant cinq mois, du début de l'année jusqu'à son arrestation en mai dernier. En échange d'une compensation financière, il aurait accepté d'accomplir diverses missions à caractère sécuritaire pour le compte de son commanditaire. La nature précise des infractions commises n'a pas été communiquée.
L'affaire est révélée tandis qu'un nouveau round d'affrontement direct a éclaté dimanche soir entre Israël et l'Iran, menant à un échange de frappes.
Ce dossier s'inscrit dans une série de cas similaires qui se multiplient ces dernières années. Téhéran tente constamment de recruter des citoyens israéliens via les réseaux sociaux, en leur proposant des rémunérations en échange de services d'espionnage. Les autorités israéliennes affirment avoir démantelé des dizaines de réseaux de ce type.
Le scénario suit généralement le même schéma : les agents iraniens confient d'abord à leurs recrues des tâches anodines — actes de vandalisme, prises de vues dans des lieux publics — avant d'escalader progressivement vers des missions plus graves, pouvant inclure des actes de violence.