Le premier match de l’Iran à la Coupe du monde 2026 s’est déroulé dans une atmosphère aussi électrique sur le terrain que dans les tribunes. Lundi soir, au stade de Los Angeles, plus de 70 000 spectateurs ont assisté au match nul (2-2) entre la Team Melli et la Nouvelle-Zélande, sur fond de profondes divisions au sein de la diaspora iranienne.
Avant même le coup d’envoi, plusieurs centaines de manifestants opposés au régime de Téhéran s’étaient rassemblés aux abords du stade. Nombre d’entre eux arboraient le drapeau iranien d’avant la révolution islamique de 1979, symbole de leur rejet des autorités actuelles. Dans les tribunes, certains supporters ont également hué l’hymne national iranien.
Mais cette contestation n’a représenté qu’une partie du public. La majorité des spectateurs présents a affiché son soutien à la sélection nationale, scandant à plusieurs reprises « Iran ! Iran ! » et célébrant avec ferveur les deux buts iraniens.
Si le drapeau iranien d'avant la révolution islamique était officiellement interdit dans les stades, certains spectateurs ont été vus en train de le brandir fièrement.
Sur le terrain, la Nouvelle-Zélande a pourtant pris l’avantage à deux reprises grâce à un doublé d’Elijah Just. Les Iraniens ont répondu une première fois par Ramin Rezaeian à la 31e minute, avant que Mohammad Mohebbi n’égalise en seconde période d’une tête parfaitement placée.
Malgré plusieurs occasions en fin de rencontre, l’Iran n’est pas parvenu à arracher la victoire et doit se contenter d’un point. Ce résultat laisse le groupe G parfaitement équilibré après le match nul (1-1) entre la Belgique et l’Égypte.
Au-delà du résultat sportif, cette rencontre a surtout illustré le dilemme d’une partie des Iraniens de diaspora, qui comptent la communauté la plus nombreuse à Los Angeles. Entre fierté de voir leur pays représenté sur la scène mondiale et opposition au régime des mollahs, beaucoup ont reconnu vivre cette Coupe du monde avec des sentiments contradictoires.