Selon des informations rapportées par le site Hayom!, le Président américain s'apprêterait à limoger plusieurs hauts responsables qui se sont opposés à l'accord que les Etats-Unis signeront ce vendredi avec l'Iran.
Parmi les personnalités visées figureraient le secrétaire à la Défense Pete Hegseth et le directeur de la CIA John Ratcliffe. Les deux responsables, ainsi que le secrétaire d'État Marco Rubio, auraient exprimé un scepticisme quant à l'accord avec Téhéran, tandis que le vice-président JD Vance et les envoyés spéciaux Steve Witkoff et Jared Kushner s'y montraient favorables. Selon Hayom!, un haut responsable américain a résumé la situation en ces termes : « Le débat est tranché. Ceux qui s'y sont opposés pourraient en payer le prix personnellement. »
Rubio semble pour l'heure bénéficier d'une plus grande protection, ayant évité de critiquer publiquement l'accord et jouissant d'une forte popularité au sein du camp républicain.
Selon les sources citées, le vice-président Vance, ainsi que les négociateurs Witkoff et Kushner, ont plaidé en faveur d'un accord avec le régime iranien. Leur position repose notamment sur l'estimation que le régime ne s'effondrera pas à court terme, ainsi que sur les pressions exercées par certains États du Golfe, dont le Qatar en premier lieu.
Face à eux, Hegseth et Rubio, appuyés par des responsables du Pentagone et du département d'État, ont défendu une ligne différente : selon eux, le régime iranien serait fragilisé par les sanctions économiques, et renforcer cette pression constituerait la voie la plus efficace pour obtenir sa capitulation ou, à terme, sa chute.
La semaine dernière, lors d'une réunion décisive à la Maison-Blanche, Trump a tranché en faveur du mémorandum d'entente. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent aurait obtenu une concession partielle : la levée des sanctions ne sera effective qu'après l'ouverture complète du détroit d'Ormuz, sans pour autant qu'une concession nucléaire substantielle de la part de Téhéran ne soit exigée dans l'immédiat.