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Pence/Vance: deux vice-présidents de Trump, deux visions de l'accord avec l'Iran

L'ancien vice-président de Donald Trump porte un regard critique sur l'accord qui doit être conclu entre les Etats-Unis et l'Iran.

2 minutes
17 juin 2026

ParGuitel Benishay

Pence/Vance: deux vice-présidents de Trump, deux visions de l'accord avec l'Iran
Mike Pence. Photo by Miriam Alster/Flash90

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Dans une interview accordée à CNN, Mike Pence, le vice-président de Donald Trump lors de son premier mandat, n'a pas ménagé ses mots à l'égard du mémorandum d'entente en cours de finalisation entre Washington et Téhéran. Selon lui, l'accord accorde à la République islamique des concessions financières considérables avec le dégel d'avoirs gelés et l'ouverture aux investissements étrangers sans obtenir en échange d'engagements contraignants sur les dossiers centraux.

« Cet accord sent l'apaisement. Washington cède de la valeur réelle sans exiger de l'Iran qu'il cesse de financer le terrorisme régional ni qu'il accepte des conditions strictes sur son programme nucléaire. », déplore Mike Pence.

Il souligne que l'absence de clause ferme sur le soutien iranien au terrorisme notamment au Hezbollah et aux milices pro-iraniennes en Irak et au Yémen, constitue une faille rédhibitoire qui transforme l'accord en « capitulation dangereuse ». Il s'inscrit ainsi dans une ligne critique républicaine qui rappelle les débats autour du JCPOA de 2015, que Trump lui-même avait dénoncé à l'époque.

De son côté, le vice-président en exercice JD Vance défend l'accord. Il a insisté sur le fait que l'accord ne prévoit aucun transfert direct de fonds américains vers Téhéran, et que les bénéfices économiques accordés à l'Iran seront strictement conditionnels.

« Si l'Iran finance le Hezbollah, nous ne permettrons pas qu'un tas d'avoirs dégelés coule vers les Iraniens. », a-t-il assuré.

Vance a également présenté l'accord sous un prisme géopolitique plus large, le qualifiant d'« accord de paix régional » destiné à englober l'ensemble des acteurs du Moyen-Orient: pays du Golfe, Israël et Liban inclus. « Tous ces gens qui disent "vous donnez de l'argent à l'Iran" - non, non, non. Nous disons que si les Iraniens changent leur comportement, nous permettrons à certains autres pays d'investir dans la reconstruction de leur pays et de générer un peu de prospérité pour leur peuple. C'est une bonne chose, non ? », a déclaré Vance.