Le vice-président américain J.D. Vance a affirmé ce jour, lundi, que des « progrès significatifs » avaient été réalisés lors de la première journée des négociations de la « conférence du lac des Quatre-Cantons », en Suisse, malgré des menaces iraniennes de quitter les discussions.
Selon lui, l'Iran a accepté de permettre le retour des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique -AIEA-, décision qu'il a qualifiée de « jalon important » et de « première étape vers un démantèlement durable du programme d'armes nucléaires iranien ». Vance a indiqué espérer que les inspecteurs puissent retourner en Iran dès cette semaine.
Le vice-président américain a également détaillé les quatre objectifs poursuivis par Washington : garantir la réouverture du détroit d'Ormuz et la sécurisation de la navigation maritime, mettre en place un mécanisme de prévention de l'escalade au Liban, relancer les inspections de l'AIEA en Iran et ouvrir la voie à des négociations techniques plus approfondies avec Téhéran.
Concernant le Liban, Vance a évoqué un mécanisme de coordination régional mis en place par les médiateurs afin d'empêcher toute escalade entre Israël et le Hezbollah : « Toutes les nations de la région ont le droit de se défendre, mais nous voulons nous assurer que les conflits n'échappent pas à tout contrôle ».
Interrogé sur une éventuelle exigence américaine de retrait israélien du Sud-Liban, le vice-président s'est gardé de répondre directement et s'est contenté de rappeler qu'Israël « n'a pas d'ambitions territoriales au Sud-Liban » et que sa présence est motivée par les tirs du Hezbollah depuis cette zone. « Nous pensons qu'il est possible de parvenir à une situation dans laquelle l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban sont préservées, tout en garantissant la sécurité d'Israël », a-t-il déclaré, sans préciser si Washington demande ou non un retrait israélien.