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USA–Iran : le Qatar désormais à la table des discussions de Bürgenstock

À Bürgenstock, le Qatar rejoint le Pakistan dans les discussions entre Washington et Téhéran. Une entrée remarquée dans le dossier iranien.

2 minutes
21 juin 2026

ParDelphine Miller

USA–Iran : le Qatar désormais à la table des discussions de Bürgenstock
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À Bürgenstock, en Suisse, les négociations entre Washington et Téhéran se sont ouvertes ce dimanche en début de journée dans un format élargi. Après des tentatives précédentes menées notamment à Oman, avec le Pakistan comme principal médiateur dans la dernière phase, le Qatar est désormais associé aux discussions.

Ce dimanche 21 juin, les discussions entre les États-Unis et l’Iran ont débuté à Bürgenstock. La réunion, initialement prévue vendredi, avait été reportée après la reprise des tensions au Liban. Le format retenu marque une évolution : Washington, Téhéran, le Pakistan et le Qatar participent désormais à cette phase consacrée à la mise en œuvre de l’accord américano-iranien.

Le ministère suisse des Affaires étrangères avait confirmé que les pourparlers concernaient bien les quatre acteurs. Le Qatar, déjà impliqué depuis mai dans certains échanges avec Téhéran en coordination avec Washington, apparaît désormais dans la phase suisse comme l’un des médiateurs associés au processus.

Après des tentatives précédentes menées notamment à Oman, la dernière phase diplomatique passait surtout par le Pakistan, qui avait joué un rôle central dans les échanges ayant conduit au mémorandum d’Islamabad. L’arrivée de Doha ajoute un autre profil : celui d’un partenaire stratégique des États-Unis dans le Golfe, qui abrite la base américaine d’Al-Udeid, tout en maintenant des canaux ouverts avec plusieurs acteurs régionaux.

Dans ce type de négociation, le rôle de médiateur n’est pas attribué par une organisation internationale. Il existe parce qu’il est accepté par les parties concernées. Le Qatar intervient donc comme un canal utile à Washington, mais aussi suffisamment acceptable pour Téhéran pour être intégré au format suisse.

Cette position hybride explique la place prise par le Qatar dans plusieurs dossiers sensibles. Doha joue déjà un rôle central dans les discussions autour de Gaza, notamment grâce à ses contacts avec le Hamas, dont plusieurs responsables ont été accueillis pendant des années sur son territoire. Avec la séquence suisse, le Qatar apparaît désormais aussi dans le dossier iranien, aux côtés du Pakistan.