Le mémorandum d’entente entre les États-Unis et l’Iran dépasse déjà le cadre bilatéral. Réunis dimanche au Caire pour la quatrième rencontre du « Regional Four », les ministres des Affaires étrangères égyptien, saoudien, turc et pakistanais ont passé en revue le MoU, tout en échangeant sur les principaux dossiers régionaux.
Le signal est important : le texte circule désormais dans les chancelleries du Moyen-Orient. Les quatre pays ont salué l’accord d’Islamabad du 18 juin comme une étape vers la désescalade, notamment pour la sécurité régionale, l’énergie et les routes maritimes.
Le Pakistan apparaît au centre du dispositif, avec le soutien du Qatar dans les négociations. Mais le document ne circule pas seulement dans le monde musulman : selon plusieurs informations, Donald Trump l’avait aussi montré à Benjamin Netanyahou, signe que Washington cherche à intégrer Israël dans l’équation, malgré les réserves de Jérusalem.
Au Caire, Les quatre pays ont également souligné l’importance du respect des engagements contenus dans le mémorandum. Une position qui reflète l’intérêt croissant des acteurs régionaux pour un accord appelé à redessiner plusieurs équilibres au Moyen-Orient.