Voici les conclusions de l'enquête : au Liban, l'offensive lancée après l'effondrement du cessez-le-feu aurait conduit Israël à établir un contrôle sur environ 608 kilomètres carrés de territoire libanais, créant une nouvelle profondeur stratégique le long de la frontière nord.
Dans la bande de Gaza, l'agence estime qu'Israël contrôle désormais environ 194 kilomètres carrés, soit près de 60 % du territoire. Selon l'enquête, plus de deux millions de Palestiniens ont été déplacés vers des zones de regroupement et des villes de tentes, tandis qu'une partie des terres agricoles est devenue inaccessible.
En Syrie, Israël maintient également une présence dans la zone tampon du Golan. Après la chute du régime de Bachar el-Assad en décembre 2024, les forces israéliennes sont entrées dans cette zone afin d'empêcher des infiltrations et de perturber les routes d'approvisionnement en armes destinées au Hezbollah. La superficie concernée est estimée à environ 235 kilomètres carrés.
Enfin, l'enquête met en évidence une accélération de la construction en Judée-Samarie. Depuis 2022, des dizaines de nouvelles implantations ont été approuvées ou étendues.
Si ces évolutions ne constituent pas officiellement une modification des frontières reconnues d'Israël, l'Associated Press souligne qu'elles alimentent les interrogations d'une partie de la communauté internationale quant à la possibilité de changements durables dans la géographie politique et sécuritaire de la région.