Le cinquième cycle de négociations directes entre Israël et le Liban s’est ouvert ce jour, mardi, à Washington et doit se poursuivre jusqu’à jeudi. Quelques heures avant le début des discussions, Tsahal a annoncé avoir pris pour cible quatre membres du Hezbollah qui s’étaient approchés de ses forces dans le secteur de la crête d’Ali al-Taher, dans le sud du Liban. Les quatre hommes, circulant à bord d’un bulldozer et d’une moto et opérant sous couverture civile, représentaient une « menace immédiate ». Après des tirs de sommation restés sans effet, les soldats ont ouvert le feu et ont indiqué avoir atteint leur cible. Une seconde frappe a ensuite visé un véhicule dans le village de Baraachit.
Parallèlement, la chaîne libanaise Al-Jadeed a affirmé que les discussions en cours portaient également sur le sort du navigateur israélien disparu Ron Arad et sur un éventuel échange de ses restes contre des prisonniers libanais détenus en Israël. Une information démentie par des responsables israéliens, qui ont assuré ne pas avoir connaissance d’un tel dossier dans le cadre des pourparlers.
Les discussions se déroulent sur deux volets, politique et militaire. Israël y présente des cartes de zones pilotes dans lesquelles l’armée libanaise pourrait démontrer sa capacité à empêcher toute présence du Hezbollah, avec l’appui et la supervision de l’armée américaine. En échange, Israël pourrait envisager des retraits limités de certaines zones déjà partiellement débarrassées de la présence de l’organisation chiite.
Malgré cette dynamique diplomatique, le scepticisme reste de mise en Israël. Un responsable israélien a estimé qu’« aucun accord ne répond aujourd’hui à la menace du Hezbollah, le mouvement chiite continue de violer le cessez-le-feu et la situation au Liban demeure l’un des points les plus fragiles de l’accord conclu avec l’Iran,» Selon lui, Israël entend maintenir sa présence dans la « zone de sécurité » au sud du Liban et préserver sa liberté d’action militaire.