Cette audience s'inscrivait dans la phase finale du réinterrogatoire mené par son avocat, Amit Hadad, après l'achèvement du contre-interrogatoire du Premier ministre par l'accusation la semaine dernière. À plusieurs reprises, les juges ont toutefois limité certaines questions de la défense, estimant que Netanyahu avait déjà répondu à ces points.
Les échanges ont principalement porté sur le « dossier 1000 », l'affaire des cadeaux, dans laquelle Netanyahu est poursuivi pour fraude et abus de confiance. L'accusation lui reproche d'avoir reçu des cigares, du champagne et d'autres présents d'une valeur de plusieurs centaines de milliers de shekels de la part d'Arnon Milchan et de l'homme d'affaires australien James Packer, tout en intervenant sur des dossiers liés aux intérêts de Milchan.
Pour étayer sa défense, Amit Hadad a présenté au tribunal plusieurs photographies de réunions familiales et amicales avec Arnon Milchan, dont certaines remontent au début des années 2000, à une époque où Netanyahu n'exerçait plus de fonctions politiques. « À l'époque, on m'avait fait mon éloge funèbre politique et on me considérait comme un cadavre politique. Et moi aussi, je me voyais ainsi », a déclaré le Premier ministre.
Plus tard au cours de l'audience, Netanyahu a élargi ses critiques à l'ensemble de la procédure judiciaire, qu'il a qualifiée de « gigantesque piège » et de « gigantesque chasse aux sorcières ». « Je consacre ma vie à l'État d'Israël », a-t-il affirmé, accusant les enquêteurs d'avoir cherché à construire « une réalité fictive » afin de le chasser du pouvoir. Les juges sont intervenus à plusieurs reprises pour le ramener aux questions précises soumises au tribunal.