Des jeunes aux allures de hipsters, des femmes sans hijab, d'anciens critiques du pouvoir… Depuis plusieurs semaines, les réseaux sociaux iraniens diffusent des images inhabituelles : celles de citoyens qui affichent leur soutien au régime et aux Gardiens de la révolution.
Dans l'une des vidéos devenues virales, une jeune femme en jean déclare : « Je ne soutenais pas la République islamique, mais sans les Gardiens de la révolution, nous ne serions plus là aujourd'hui. »
Selon le New York Times, Téhéran mène une véritable opération de communication destinée à montrer qu'au-delà des clivages idéologiques, une partie de la population se rassemble face à ce qu'elle considère comme une menace extérieure.
Le message est clair : le pouvoir cherche à transformer le sentiment national en ciment politique. L'utilisation de femmes non voilées dans cette campagne constitue d'ailleurs une rupture symbolique majeure pour un régime qui a longtemps fait du port du hijab un marqueur idéologique incontournable.
Cette stratégie de rassemblement intervient alors que l'Iran traverse une grave crise économique et reste confronté à une contestation persistante. Les organisations de défense des droits humains rappellent d'ailleurs que les arrestations et les exécutions se poursuivent à un rythme soutenu.