Une décision a été prise au niveau politique de confier au Mossad la responsabilité de diriger le programme israélien consacré à la migration depuis la bande de Gaza. Ces derniers jours, une réunion spéciale s’est tenue avec la participation de hauts responsables politiques et sécuritaires, afin d’examiner les moyens de faire avancer ce dossier et les étapes nécessaires à sa mise en œuvre.
La discussion a été conduite par le chef du Conseil de sécurité nationale, Shmuel Ben-Ezra. À son issue, il a été décidé que le Mossad prendrait la tête de cette initiative. Le chef de l’agence, le général Roman Gophman, sera chargé de piloter la mission. En parallèle, le niveau politique a approuvé l’allocation d’un budget spécifique pour préparer les différents organismes impliqués.
L’objectif affiché par Israël est de structurer un mécanisme permettant aux habitants de Gaza qui le souhaitent de quitter l’enclave vers des pays tiers. Le rôle du Mossad devrait être central dans la recherche de canaux diplomatiques et de contacts avec des États susceptibles d’accepter ces départs, y compris lorsque les discussions ne peuvent pas être menées par les voies diplomatiques classiques.
Jusqu’à présent, ce dossier était surtout porté par le ministère de la Défense, autour de l’idée de « migration volontaire ». Mais sa mise en œuvre se heurte à un obstacle majeur : selon plusieurs informations publiées ces derniers jours, aucun pays n’aurait encore officiellement accepté d’accueillir des Gazaouis dans ce cadre.
Cette décision intervient alors que le gouvernement israélien cherche à définir l’après-guerre à Gaza. Israël insiste sur le caractère volontaire du départ des personnes concernées, tandis que le sujet reste très sensible sur les plans diplomatique, juridique et humanitaire.