L'accord-cadre entre Israël et le Liban reflète un revirement complet dans l'approche de l'administration américaine actuelle, selon une enquête publiée par le Wall Street Journal ce mardi. Le quotidien new-yorkais affirme que la nouvelle interprétation portée par la Maison-Blanche ne fait peser sur Israël aucune obligation de retrait automatique ou immédiat des territoires du sud du Liban actuellement tenus par Tsahal.
Selon les informations relayées par le journal, l'administration Trump affiche désormais une posture pro-israélienne sans concession sur ce dossier. Le vice-président JD Vance et le secrétaire d'État Marco Rubio seraient d'accord sur le fait qu'aucune pression ne doit être exercée sur Jérusalem, et les responsables militaires israéliens ne doivent en aucun cas être contraints d'abandonner les acquis opérationnels significatifs obtenus dans le sud-Liban.
Cette analyse rejoint d'ailleurs les déclarations publiques tenues par le gouvernement israélien lui-même au moment de la signature de l'accord-cadre tripartite à Washington, vendredi dernier (26 juin). Le Premier ministre Binyamin Netanyahou avait alors qualifié le texte de « grand succès pour l'État d'Israël », insistant sur le fait que l'élément le plus important est qu'Israël reste dans la zone de sécurité du sud-Liban, un acquis maintenu tant que le Hezbollah ne se sera pas désarmé et tant qu'une menace pèsera sur l'État d'Israël.