Deux membres des Gardiens de la révolution iraniens ont été tués et deux autres blessés mardi lors d’une fusillade dans la province de Kermanshah, dans l’ouest de l’Iran. Les autorités ont qualifié l’attaque d’« acte terroriste » et ont ouvert une enquête pour identifier les auteurs ainsi que leurs motivations.
Selon les médias d’État iraniens, des hommes armés ont ouvert le feu devant le domicile d’un membre des Gardiens de la révolution. Les circonstances exactes de l’attaque demeurent inconnues et aucun groupe n’a revendiqué la fusillade. Les autorités n’ont pas non plus communiqué l’identité des victimes.
Quelques heures plus tard, un second événement inhabituel a été annoncé par les médias iraniens. Mohammad Akbarzadeh, commandant adjoint de la marine des Gardiens de la révolution chargé des affaires politiques et porte-parole de cette branche, est mort dans un accident de la route survenu dans la province de Kerman, dans le sud du pays. Son véhicule se serait renversé et il a succombé à ses blessures lors de son transfert vers un hôpital. Une enquête a été ouverte afin d’établir les circonstances de l’accident.
Mohammad Akbarzadeh faisait l’objet de sanctions de l’Union européenne depuis ce mois-ci. Bruxelles lui dénonçait son rôle dans les menaces visant la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz. Selon le communiqué européen, il avait notamment soutenu des déclarations évoquant l’utilisation de missiles et de drones contre des navires empruntant cette voie maritime stratégique.
La concomitance de ces deux événements suscite de nombreuses interrogations en Iran, même si, à ce stade, aucun élément ne permet d’établir un lien entre la fusillade de Kermanshah et l’accident mortel de Kerman.