Moyen-Orient

Syrie : le célèbre « fauteuil d’Élie » retrouvé à Damas après avoir été volé dans une synagogue

Fabriqué en 1946 par des artisans du quartier juif de Damas, le « fauteuil d’Élie » est considéré comme une pièce majeure du patrimoine judaïque syrien

3 minutes
30 juin 2026

ParJohanna Afriat

Syrie : le célèbre « fauteuil d’Élie » retrouvé à Damas après avoir été volé dans une synagogue
Le fauteuil d'Elie retrouvé à Damas Photo : Instagram Syrien Mosaic Foundation

Désolé, votre navigateur ne supporte pas la synthèse vocale.

ActuJ

Un objet emblématique du patrimoine juif syrien, connu sous le nom de « fauteuil d’Élie », a été retrouvé sur un marché d’antiquités à Damas après avoir été dérobé dans une synagogue de l’ancien quartier juif de la capitale syrienne. Utilisé pendant des décennies lors des cérémonies de circoncision, ce siège rituel a depuis été restitué à la communauté juive locale.

La découverte est le fruit des recherches menées par Joe Jajati, militant engagé dans la préservation du patrimoine des Juifs syriens installé aux États-Unis. Informé que l’objet aurait été mis en vente sur un marché d’antiquités de la vieille ville, il a entrepris des démarches qui ont permis de l’identifier.

Pour afficher le contenu du service tiers X, vous devez consentir au traitement de vos données personnelles par ce dernier.


Selon The Media Line, un antiquaire musulman de Damas, identifié sous le prénom de Mu’taz, a joué un rôle déterminant dans cette récupération. Grâce à sa vigilance et dans la plus grande discrétion, l’origine du fauteuil a pu être établie avant qu’il ne soit retiré du marché.

Fabriqué en 1946 par des artisans du quartier juif de Damas, le « fauteuil d’Élie » est considéré comme une pièce majeure du patrimoine judaïque syrien. Dans la tradition juive, ce siège est utilisé lors de la cérémonie de la brit milah (circoncision) et symbolise la présence du prophète Élie.

Les autorités syriennes n’ont fait aucune déclaration officielle sur le vol ni sur la restitution de l’objet. Toutefois, plusieurs médias internationaux estiment que les nouvelles autorités cherchent à favoriser les initiatives de préservation du patrimoine juif afin d’améliorer l’image du pays auprès des États occidentaux et de mettre en avant le respect des minorités religieuses.

Parallèlement, d’importants travaux de restauration sont en cours dans l’ancien cimetière juif de Damas, longtemps laissé à l’abandon. Parmi les sépultures restaurées figure celle du grand rabbin Nissim Nadav, dernier rabbin de Damas à avoir accompagné Eli Cohen avant son exécution en 1965.

Selon Bechor Siman Tov, l’un des derniers membres de la communauté juive vivant encore à Damas, ces travaux sont financés par des organisations communautaires et non par les autorités syriennes. Ils sont réalisés sous haute surveillance, après plusieurs tentatives récentes d’incendie visant le cimetière, déjouées grâce à l’intervention de riverains et des services de secours.

POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER QUOTIDIENNE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIL CLIQUEZ ICI https://israj.media-j.com/newsletter

POUR RECEVOIR NOS INFORMATIONS EN DIRECT SUR WHATSAPP CLIQUEZ ICI http://tiny.cc/IsrajInfoIsrael

Tags