Le Premier ministre Benyamin Netanyahou et le ministre de la Défense Israël Katz se sont rendus mardi dans la zone de sécurité établie au Sud-Liban, où ils ont assisté à une démonstration de nouveaux systèmes et munitions destinés à lutter contre la menace des drones, avant de recevoir un point de situation sur les opérations de Tsahal.
Le Premier ministre a affirmé que les capacités militaires du mouvement chiite avaient été considérablement réduites. « Le Hezbollah disposait de 150 000 missiles et roquettes. Il ne lui en reste qu'environ 8 %. C'est encore significatif, mais ce n'est plus ce que c'était ». Il a ajouté que Tsahal avait éliminé 9 000 combattants du Hezbollah et détruit de nombreuses infrastructures militaires, tant en surface que souterraines et insisté sur la création de « zones tampons » en territoire libanais, affirmant qu'Israël ne laisserait plus « une armée terroriste s'installer à sa frontière ».
Évoquant l'accord signé vendredi entre Israël et le Liban, il a estimé qu'il adressait un message clair à Téhéran et au Hezbollah. « Le Liban reconnaît Israël, Israël reconnaît le Liban, et ensemble ils disent à l'Iran et au Hezbollah : "Vous n'avez plus votre place ici". C'est un coup porté à l'axe iranien, et il n'est pas certain qu'il reste sans réponse. »
L'accord-cadre prévoit l'ouverture d'un processus destiné à mettre fin à plusieurs décennies d'affrontements entre les deux pays. Contrairement à l'accord de novembre 2024, sa mise en œuvre sera supervisée par l'armée américaine, chargée notamment d'entraîner et de renforcer les capacités de l'armée libanaise. Le Hezbollah a, pour sa part, rejeté l'accord et son secrétaire général, Naïm Qassem, a assuré que le mouvement poursuivrait la « résistance » contre Israël.