Au terme d'une longue procédure face au Grand Rabbinat d'Israël, le réseau de supervision alimentaire de l'organisation Tzohar a obtenu ce jeudi l'agrément lui permettant d'agir comme organisme habilité à délivrer des certificats de cacherout.
Cette décision fait suite à une procédure judiciaire menée devant la Cour suprême, dans le cadre de laquelle Tzohar avait demandé que sa requête en reconnaissance comme organisme certificateur soit examinée selon les critères fixés par la loi, de manière objective et égalitaire.
Le contentieux trouve son origine dans une réforme votée par la Knesset en 2021, à l'initiative de l'ancien ministre des Services religieux Matan Kahana, permettant au Grand Rabbinat de déléguer à des organismes remplissant certains critères le pouvoir de délivrer des certificats officiels de cacherout et non plus de simples attestations de « supervision », comme c'était le cas jusqu'alors pour Tzohar. Mais pendant plus de deux ans après l'adoption de la loi, le Grand Rabbinat s'était abstenu de toute démarche pour la mettre en œuvre, sans même ouvrir la possibilité de déposer une candidature.
Tzohar avait alors saisi la Cour suprême en 2023. En novembre 2025, la Cour avait ordonné au Grand Rabbinat de statuer sur l'éligibilité de Tzohar au regard des critères fixés par la loi sur la cacherout, et, le cas échéant, de lui délivrer la licence correspondante. Faute de décision malgré ce délai imparti, Tzohar avait dû déposer une nouvelle requête en mars 2026 pour faire exécuter le jugement. C'est finalement ce jeudi que le directeur général du Grand Rabbinat a délivré l'agrément.