1 000 jours après l’attaque du 7 octobre 2023, la guerre la plus longue de l’histoire d’Israël a profondément bouleversé le pays. Au-delà des combats, les chiffres publiés à l’occasion de ce triste anniversaire illustrent l’ampleur des pertes humaines, du coût économique, des séquelles psychologiques et des transformations de la société israélienne.
Depuis le 7 octobre, 1 020 civils israéliens ont été tués et 964 soldats et membres des forces de sécurité ont perdu la vie. Plus de 85 950 personnes ont été reconnues victimes d’actes hostiles par l’Institut national d’assurance, tandis que 38 509 blessés ont été officiellement recensés. Parmi eux, environ 17 000 souffrent d’un handicap physique, 9 000 présentent des blessures psychiques et près de 62 % des blessés sont des réservistes.
Le conflit a également entraîné le déplacement massif de la population. Plus de 145 000 Israéliens ont dû quitter leur domicile, dont plus de 125 000 restent déplacés. Environ 13 500 personnes vivent toujours dans des hôtels et 6 500 foyers demeurent sans solution de logement permanente.
Sur le plan économique, la facture atteint des niveaux inédits. Le coût total de la guerre est désormais estimé à 405 milliards de shekels. Les dépenses militaires représentent à elles seules 294 milliards de shekels, auxquelles s’ajoutent 39 milliards de pertes de recettes fiscales, 14 milliards consacrés à l’indemnisation des réservistes et 58 milliards d’autres dépenses publiques.
Le tissu économique a lui aussi été profondément affecté. Quelque 414 000 entreprises ont été créées depuis le début de la guerre, mais 254 000 ont fermé leurs portes. Les indemnisations liées aux dégâts matériels atteignent un million de déclarations pour les bâtiments et 170 000 pour les véhicules.
Les conséquences psychologiques sont tout aussi marquantes. Près de 500 000 Israéliens ont sollicité une aide psychologique depuis le 7 octobre. Les demandes de soutien en santé mentale ont bondi de 160 %, avec 450 000 consultations enregistrées. Les centres de résilience ont pris en charge 120 000 personnes, tandis que 380 000 patients ont été suivis dans les caisses d’assurance maladie pour des troubles psychiques, dont 45 000 souffrant d’un syndrome de stress post-traumatique.
Les autorités relèvent également une hausse de 38 % des prescriptions de médicaments contre l’anxiété, la dépression et l’insomnie, ainsi que 14 000 nouveaux cas de stress post-traumatique diagnostiqués chez des enfants et adolescents.