De violents affrontements ont opposé les Gardiens de la Révolution à des groupes armés de l'opposition kurde dans les régions de Piranshahr et Sardasht, près de la frontière nord-ouest de l'Iran. Selon des sources iraniennes, les combats, qui ont débuté mercredi soir, ont fait cinq morts dans les rangs du Parti démocratique du Kurdistan iranien, l'un des principaux mouvements kurdes opposés au régime de Téhéran.
Ces affrontements surviennent quelques jours après l'annonce de la mort de deux membres des Gardiens de la Révolution dans l'ouest du pays, sans que les auteurs de l'attaque n'aient été identifiés. Parallèlement, les autorités iraniennes ont fait état du décès, présenté comme accidentel, d'un haut commandant de la marine des Gardiens de la Révolution dans un accident de la route à Kerman.
Ces événements s'inscrivent dans un contexte de tensions croissantes entre le régime iranien et les groupes kurdes d'opposition actifs le long de la frontière. Pendant la guerre entre Israël et l'Iran, Reuters avait rapporté qu'Israël avait frappé des zones de l'ouest de l'Iran afin de favoriser l'action de milices kurdes qui envisageaient de prendre le contrôle de villes proches de la frontière avec l'Azerbaïdjan. Selon trois sources citées par l'agence, cette hypothèse avait gagné en crédibilité après que Donald Trump eut déclaré à Reuters qu'il serait « formidable » que les Kurdes franchissent la frontière.
À ce stade, les circonstances exactes des affrontements restent floues. Mais la succession d'affrontements armés, d'éliminations ciblées, d'incidents touchant les Gardiens de la Révolution et d'une activité accrue des groupes kurdes laisse entrevoir un nouveau foyer d'instabilité.