Deux hommes ont été tués cette nuit (samedi à dimanche) lors de deux fusillades distinctes survenues dans le nord d'Israël, à Deir Hanna près de Sakhnin puis à Oum el-Fahm. La police évoque un motif criminel dans les deux affaires et a ouvert une enquête. Ces meurtres s'inscrivent dans une vague de violence qui continue d'endeuiller la société arabe israélienne, où plus de 150 personnes ont été tuées depuis le début de l'année.
Le premier signalement est parvenu au standard 101 du Magen David Adom à 4h25 du matin. Les secouristes sont intervenus près de Sakhnin, dans le conseil local de Deir Hanna, en Galilée. Ils y ont découvert un homme d'une cinquantaine d'années, grièvement blessé à l'intérieur de son véhicule.
Selon le paramédic du MDA Nazih Slayeh, la victime a été retrouvée inconsciente, souffrant de blessures pénétrantes très graves. Malgré les gestes de premiers secours prodigués sur place, son décès n'a pu être que constaté.
À peine cinquante-cinq minutes après le premier appel, à 5h20, un nouveau signalement a été reçu par le standard régional du Guilboa concernant une fusillade ayant visé deux hommes à Oum el-Fahm, importante ville arabe du nord d'Israël.
Sur place, les équipes du MDA ont pris en charge deux blessés retrouvés dans un véhicule. Le décès d'un homme d'une trentaine d'années a été constaté malgré les tentatives de réanimation, tandis qu'un second homme de 38 ans, dans un état modéré, a été évacué vers le centre médical Emek.
Les secouristes Yossef Gabarin et Salim Saad ont rapporté avoir trouvé la première victime sans pouls ni respiration, avec des blessures par balle très sévères, rendant vaine toute tentative de réanimation.
La police israélienne a confirmé l'ouverture d'une enquête sur les deux fusillades. D'importants renforts du commissariat d'Oum el-Fahm ont été déployés sur les lieux afin de recueillir des indices et d'établir les circonstances exactes des faits. Aucun suspect n'a encore été interpellé.
Une première évaluation policière a par ailleurs révélé que la scène du crime d'Oum el-Fahm avait été perturbée : des traces auraient été nettoyées et des preuves potentiellement dissimulées avant l'arrivée des forces de l'ordre.