Dans ce contexte, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane s’est entretenu dans la nuit avec le président iranien Massoud Pezeshkian. Un échange présenté comme un message direct de désescalade adressé à Téhéran, mais aussi à Washington.
Ce matin, le Qatar s’est à son tour joint à l’effort diplomatique. Selon la presse arabe, Doha cherche à mettre à profit ses relations étroites avec l’administration Trump, tout en conservant des canaux ouverts avec l’Iran. Le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères qatari, Mohammed ben Abdulrahman Al Thani, a mené des discussions avec plusieurs responsables iraniens, dont le chef de la diplomatie Abbas Araghchi et Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale. Selon les communiqués officiels, les échanges ont porté sur les « développements régionaux et les moyens de réduire l’escalade ».
L’Égypte a également pris part aux efforts. Le Caire a annoncé que son ministre des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, s’était entretenu séparément avec Abbas Araghchi et avec l’émissaire spécial du président américain Donald Trump, Steve Witkoff. Il a insisté sur la nécessité d’intensifier les initiatives de désescalade, d’éviter une dérive vers l’instabilité régionale et de créer les conditions d’une reprise du dialogue américano-iranien, en vue d’un accord « global » sur le nucléaire.
Au-delà des contacts, le message arabe adressé aux États-Unis est clair : refus de toute frappe américaine contre l’Iran depuis leur territoire. Mohammed ben Salmane l’a affirmé lors du dernier Conseil des ministres saoudien.
Dans le même esprit, les Émirats arabes unis ont publié lundi un communiqué officiel indiquant qu’ils n’autoriseraient ni l’utilisation de leur espace aérien, ni de leur territoire, ni de leurs eaux pour une action militaire « hostile » contre l’Iran, et qu’ils n’y apporteraient aucun soutien logistique.
De son côté, Abbas Araghchi, a affirmé qu’aucun contact direct n’avait eu lieu ces derniers jours avec l’émissaire américain Steve Witkoff. Selon lui, l’Iran n’a pas cherché à initier des négociations, même si des « médiateurs actifs » assurent des échanges indirects avec Washington. Il a prévenu qu’aucun dialogue ne pourrait avancer tant que l’Iran ferait face à des « menaces et des exigences imposées ».
Parallèlement aux démarches politiques, Téhéran critique la présence militaire américaine accrue dans la région, qualifiée de « diplomatie des navires » visant l’intimidation. À la télévision d’État, le vice-chef d’état-major iranien, l’amiral Habibollah Sayyari, a estimé que les États-Unis tentaient d’impressionner en déployant flottes et équipements lourds. Il a averti que toute action militaire entraînerait des pertes sévères pour toutes les parties, ajoutant que l’Iran, fort de son expérience, privilégie aujourd’hui la cohésion nationale et la résilience face à ce qu’il décrit comme une guerre hybride et psychologique.
En filigrane, la région retient son souffle : entre diplomatie de crise et démonstrations de force, les capitales arabes tentent d’imposer un pare-feu politique avant que la confrontation ne devienne incontrôlable.
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