Le gouvernement israélien tente de combler une faille fiscale majeure. Un projet de loi actuellement examiné par la commission des Finances vise à restreindre fortement les transactions en espèces, un système qui ferait perdre à l’État près d’un milliard de shekels de recettes fiscales par an. La réforme prévoit notamment de plafonner les paiements en liquide à 6 000 shekels et d’interdire aux entreprises de détenir plus de 200 000 shekels en cash, afin de lutter contre l’économie parallèle et le blanchiment d’argent, rapporte Ynet.
Au cœur du débat : les circuits informels permettant de transformer d’importantes sommes en argent liquide via des bureaux de change ou certains réseaux communautaires, comme les sociétés de prêts sans intérêt. Ces mécanismes, bien que difficiles à tracer, alimentent une économie non déclarée que l’administration fiscale cherche désormais à réduire drastiquement. Pour les autorités, l’enjeu dépasse la seule fiscalité : il s’agit aussi de renforcer la transparence financière et de moderniser les pratiques économiques du pays.
Mais la réforme révèle également une alliance politique inhabituelle. Des représentants arabes et des élus ultra-orthodoxes s’opposent à certaines mesures, leurs communautés reposant davantage sur l’usage du cash et sur des structures financières traditionnelles. Dans un contexte politique sensible, où chaque bloc peut peser sur les équilibres électoraux, cette convergence d’intérêts souligne les tensions entre modernisation économique, réalités sociales et calculs politiques en Israël.
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