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Flambée du pétrole : les conséquences de la crise d’Ormuz se font déjà ressentir

La hausse brutale des cours du brut et les chutes des marchés internationaux illustrent l’impact immédiat des tensions autour du détroit stratégique du Golfe.

3 minutes
3 mars 2026

ParDelphine Miller

Flambée du pétrole : les conséquences de la crise d’Ormuz se font déjà ressentir
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Une envolée immédiate des prix du brut

Les prix du pétrole ont fortement progressé en l’espace de 24 heures : le baril de Brent est passé d’environ 78 dollars hier à plus de 83 dollars aujourd’hui, soit une hausse proche de 6 à 7 %, portée par les tensions autour du détroit d'Ormuz. La perspective d’une perturbation des flux énergétiques mondiaux suffit à provoquer une réaction immédiate des marchés, qui intègrent désormais une prime de risque géopolitique.

Les déclarations iraniennes ont accentué cette nervosité. Un conseiller iranien, Ibrahim Jabari, a affirmé que l’Iran était prêt à « brûler tout navire » tentant de franchir le détroit. Toutefois, selon Fox News citant une source du United States Central Command (CENTCOM), le détroit « n’est pas fermé » à ce stade, malgré les annonces des Gardiens de la Révolution. L’absence de fermeture formelle n’a cependant pas suffi à rassurer les investisseurs.


Wall Street et l’Europe dans le rouge

L’impact s’est immédiatement propagé aux places financières mondiales. À Wall Street, le S&P 500 a reculé de 1,64 %, le Dow Jones de 1,73 % et le Nasdaq de 2 %, selon Calcalist. En Europe, les pertes ont été encore plus marquées : le DAX allemand a chuté de 3,9 %, le CAC 40 français de 3,4 % et le FTSE londonien de 3,07 %.

Les valeurs financières ont particulièrement souffert, à l’image de Deutsche Bank, BNP Paribas ou Banco Santander, tandis que plusieurs groupes industriels et technologiques ont également enregistré des replis significatifs. Cette réaction en chaîne illustre la sensibilité des marchés à tout risque de perturbation énergétique majeure.


Tel-Aviv fermée pour Pourim

En Israël, la Bourse de Tel-Aviv est restée fermée aujourd’hui en raison de Pourim. La prochaine séance sera observée avec attention, les investisseurs devant intégrer la hausse du pétrole et les fortes corrections enregistrées sur les marchés internationaux.


Un enjeu stratégique mondial

Le détroit d’Ormuz constitue un point de passage stratégique par lequel transite près d’un cinquième du pétrole mondial. Même sans blocage effectif, la menace suffit à renchérir les assurances maritimes, à perturber les flux commerciaux et à accroître la volatilité financière.

La dimension diplomatique reste active. Selon Reuters, le président russe Vladimir Poutine a indiqué vouloir transmettre à Téhéran les préoccupations exprimées par plusieurs États arabes. De son côté, la Chine, principal importateur de pétrole iranien, appelle à la retenue et insiste sur la nécessité de préserver la stabilité des routes maritimes.


Un risque inflationniste mondial

Si la tension devait s’aggraver, le risque serait celui d’un choc énergétique capable de ralentir la croissance mondiale. Une flambée durable du brut alimenterait l’inflation en Europe, pèserait sur la consommation et accroîtrait la volatilité des marchés.

Pour Israël, l’impact serait indirect mais réel : hausse potentielle des prix des carburants, pression sur le coût de la vie et ajustements possibles des anticipations économiques.

À ce stade, le détroit reste officiellement ouvert. Mais les marchés ont déjà commencé à intégrer le coût potentiel de l’escalade.


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