Selon plusieurs sources proches des négociations, la contre-proposition iranienne comprendrait quatorze points transmis à Washington via le Pakistan. Parmi les principales exigences de Téhéran : la levée du blocus américain, la fin des sanctions, le dégel des avoirs iraniens, un cessez-le-feu au Liban, ainsi qu’un contrôle iranien sur le détroit d’Ormuz. Selon la chaîne libanaise Al-Mayadeen, proche du Hezbollah, l’Iran exige également une fin immédiate de la guerre dès l’annonce d’un accord. En échange, Téhéran aurait accepté pour la première fois d’ouvrir des discussions sur la question nucléaire dans un délai de 30 jours, ce qu’il refusait jusque-là d’aborder à court terme.
Du côté américain, les demandes restent extrêmement lourdes.
Washington exigerait la remise de l’ensemble du stock d’uranium enrichi à 60 %, un arrêt de l’enrichissement pendant vingt ans, le démantèlement des installations nucléaires iraniennes, une réduction majeure des missiles balistiques, ainsi que la fin du soutien iranien au Hamas et au Hezbollah. Les États-Unis réclament également une réouverture immédiate du détroit d’Ormuz au trafic commercial international, sans contrôle ni taxation iranienne.
Et maintenant ?
À ce stade, aucun scénario n’est écarté.
Selon plusieurs informations israéliennes, Benyamin Netanyahu souhaiterait profiter de la pression actuelle pour obtenir davantage de concessions iraniennes. Mais la décision finale reste entre les mains de Trump.
Parmi les options envisagées : maintenir pendant des mois le blocus maritime sans reprendre la guerre, relancer l’opération «Projet liberté » dans le détroit d’Ormuz, annoncer une victoire américaine et réduire la présence militaire au Moyen-Orient ou reprendre les frappes, de manière limitée ou massive.
Le président américain doit par ailleurs se rendre cette semaine à Pékin, où il pourrait demander à Xi Jinping de jouer un rôle de médiateur.
Dans une interview accordée à CBS, Netanyahou a de son côté évoqué la question du retrait de l’uranium enrichi iranien : « La meilleure façon de le faire est d’entrer et de le sortir », a-t-il déclaré, sans exclure une opération physique sur le terrain.
Pour l’heure, l’affrontement reste diplomatique. Mais le fossé entre Washington et Téhéran semble plus profond que jamais.
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