Plusieurs associations ont assigné en justice le Salon du Bourget qui doit s'ouvrir le 16 juin prochain, l'accusant d'être une ''vitrine des crimes de guerre''. Une des plaintes vise la participation d'Israël.
Parmi les associations à l'origine de ces assignations on trouve Attac-France, Al-Haq, l’Union juive française pour la paix (UJFP), Stop Fuelling War (SFW) et Survie, avec le soutien des collectifs « Stop Bourget » et « Guerre à la guerre ».
Le Salon du Bourget est un rendez-vous majeur de présentation des innovations technologiques du secteur aérospatial civil et militaire et un lieu de conclusion de contrats à plusieurs milliards de dollars.
Mais pour les parties à l'origine de ces plaintes: « Les salons d’armements que les gens visitent peuvent participer aux plus graves crimes internationaux », même « de façon indirecte ».
Lors de l'audience qui doit se tenir le 4 juin devant le tribunal judiciaire de Bobigny, l'une des assignations qui sera examinée vise à « empêcher les entreprises israéliennes de vendre » des armes et « d’acquérir du matériel » susceptible d’être utilisé dans le « génocide à Gaza », selon Joël Bedda, juriste pour l’association de défense des droits humains Al-Haq, située en Judée-Samarie.
En outre, dans une tribune publiée le 22 avril, plus de 145 associations, suivies par des élus de gauche du département de Seine-Saint-Denis, ont également demandé « l’interdiction de toute participation israélienne » au Salon du Bourget.