Le président argentin Javier Milei, fervent défenseur d'Israël et figure montante de la droite libertarienne mondiale, a une nouvelle fois déclenché une tempête diplomatique en visant frontalement Pedro Sánchez, chef du gouvernement socialiste espagnol. Lors d’un forum économique à Madrid, il a qualifié sans le nommer Sánchez de "voleur local", déclenchant une salve d’insultes dans la salle contre le Premier ministre, accusé d’hostilité envers Israël depuis le début de la guerre à Gaza.
Déjà en froid depuis un an, les relations entre Buenos Aires et Madrid s’étaient détériorées après que Milei a qualifié l’épouse de Sánchez de "corrompue" et son mari de "tyran" et de "lâche". Cette fois, le président argentin s’est affiché en héros des anti-socialistes espagnols, promettant de "toujours se tenir à leurs côtés" contre la gauche. Un silence glacial règne pour l’instant du côté du gouvernement espagnol, qui semble vouloir éviter une nouvelle escalade.
Milei, souvent comparé à Donald Trump pour son franc-parler et ses positions tranchées, atterrira ce lundi en Israël. Il doit y prononcer un discours à la Knesset, et devrait annoncer l’ouverture d’une ligne aérienne directe entre l’Argentine et l’État hébreu. Une visite hautement symbolique, qui tranche avec les récentes critiques européennes contre Israël, notamment venues de Madrid.