Le chef du Conseil de sécurité nationale, Tzahi Hanegbi, a participé ce lundi à une réunion de la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset, au cours de laquelle il a présenté un état des lieux du programme de missiles balistiques iranien, avant et pendant la guerre. Il a également évoqué l’impact des frappes aériennes menées en Iran, et salué le rôle inhabituel joué par le ministre Ron Dermer dans la décision américaine d’attaquer les installations nucléaires iraniennes.
Selon Hanegbi, il est difficile d’évaluer précisément le stock de missiles restant en possession de l’Iran, car une grande partie serait dissimulée dans des tunnels souterrains. « Nous savons estimer la quantité de missiles et de lanceurs que nous avons détruits, mais il est bien plus compliqué de mesurer ce qui reste enfoui. Même en contrôlant l’espace aérien et en frappant les entrées des tunnels, nous n’avons pas une maîtrise totale des tentatives de lancement », a-t-il précisé.

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Concernant les capacités de production iraniennes, Hanegbi n’a pas confirmé les chiffres avancés par les membres de la commission, mais a souligné que jusqu’à l’élimination de Hassan Nasrallah, l’Iran produisait environ 80 missiles balistiques par mois. Après la mort du chef du Hezbollah, Téhéran aurait décidé d’accélérer le programme. À la veille de l’opération « Am Ké’Lavi », le rythme aurait atteint 300 missiles par mois – soit 3 600 par an, ce qui aurait porté l’arsenal à 10 000 missiles en deux ans.