Ce dernier lui a demandé s'il était possible d'être d'accord sur le fait que le Hezbollah était une organisation terroriste. Ce à quoi Ayman Oudeh a répondu: ''Je pense que le véritable terrorisme dans toute la région ce sont les territoires occupés par les Israéliens depuis 1967''.
Le journaliste insiste: ''Encore plus que Nasrallah?''. Oudeh commence à s'exaspérer et répond en parlant de la présence israélienne en Judée-Samarie: ''C'est le véritable terrorisme qui dure depuis plus longtemps que 1967 jusqu'à aujourd'hui. Il faut que cela cesse et se diriger vers la paix, la paix avec tous les pays arabes, y compris le Liban et le peuple palestinien''.
Segal lui lance alors: ''Monsieur le député Oudeh, vous comprenez que c'est en raison de ce genre de propos que des députés vous accusent d'être un soutien du terrorisme?''.
Oudeh se lance alors dans une diatribe contre Israël et les Juifs:
Ceux qui soutiennent le terrorisme ce sont ceux qui soutiennent l'occupation israélienne dans les territoires de 1967. Cela suffit! Il faut arrêter cette prétention de penser qu'il n'y a pas un autre peuple, comme s'il n'y avait pas de peuple palestinien. Il n'y a personne d'autre! Uniquement les Juifs, le peuple élu! Et ceux qui s'opposent à cette occupation sont les terroristes! Je suis contre cette hégémonie. Point final.
Oudeh a également expliqué qu'il ne soutiendrait les accords d'Avraham et tout autre accord entre les pays arabes et Israël qu'à partir du moment où la question palestinienne sera réglée et qu'un ''Etat palestinien existera aux côtés d'Israël''.
Selon lui, la philosophie derrière les Accords d'Avraham est la même que celle qui se trouvait derrière les décisions de Théodore Herzl ou de la déclaration Balfour: ''Prenez de l'argent et donnez nous des droits nationaux''.
Il a ajouté: ''Le fait que les Juifs soient un peuple qui a le droit à l'autodétermination, je l'accepte, je respecte le fait que les Juifs soient un peuple. Mais il y a un autre peuple, et il a aussi droit à l'autodétermination''.
A la question de savoir pourquoi il avait recommandé Benny Gantz au poste de Premier ministre lors du troisième round d'élections, il a expliqué:
Je l'ai fait non pas par amour pour Morde'haï mais par haine d'Haman. Je voulais mettre un terme au mandat de Netanyahou. Je me suis servi de lui [de Gantz, ndlr] pour mettre un terme au mandat de l'homme le plus dangereux du pays, qui a le plus éloigné la paix, qui a le plus attaqué la paix et incité à la haine contre les citoyens arabes. Je veux faire tout ce qui est en mon pouvoir pour que Netanyahou ne soit pas Premier ministre.
