Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu s’apprête à présenter aujourd'hui une nouvelle proposition d’accord à Hamas à son Cabinet. Celle-ci devrait porter sur deux points sensibles : les zones où l’armée israélienne resterait déployée dans la bande de Gaza dans le cadre d’un échange d'otages contre terroristes, et la gestion de l’aide humanitaire. Un débat stratégique est attendu aujourd’hui à ce sujet, au sein du cabinet de sécurité.
Depuis son retour de Washington, Netanyahu a rencontré le ministre des Finances et chef du parti Sionisme religieux, Bezalel Smotrich, qui menace de quitter la coalition s’il ne reçoit pas de garanties formelles sur la reprise des combats après une trêve de 60 jours. Durant son séjour aux États-Unis, les deux hommes avaient déjà échangé à plusieurs reprises.
Smotrich veut des garanties écrites sur une reprise de la guerre
Contrairement à l’accord précédent conclu en janvier, Smotrich prévient qu’il n’acceptera pas une nouvelle pause sans promesse ferme de reprise immédiate des combats, une fois les otages libérés. Selon plusieurs membres du cabinet, Netanyahu partage l’objectif de « vaincre Hamas » et non de mettre fin à la guerre.
Tant Smotrich qu’Itamar Ben Gvir (Otzma Yehudit) s’opposent à la version actuelle de l’accord, notamment en raison du retrait prévu de Tsahal de certaines zones stratégiques. De son côté, Hamas refuse également l’idée d’une présence militaire israélienne continue à Gaza et rejette le plan en l’état.
Smotrich exige une feuille de route détaillée sur l’après-accord, mais celle-ci n’a pas encore été finalisée. Israël tente donc de formuler une nouvelle proposition qui pourrait être transmise aux médiateurs.
Polémique autour du plan humanitaire
Le cabinet discute aussi de la gestion de l’aide humanitaire et de la création de « zones sûres » pour empêcher Hamas d’en bénéficier. Une proposition de construction d’une ville humanitaire dans le sud de la bande de Gaza, au coût estimé entre 10 et 15 milliards de shekels, suscite de vives critiques.
Le chef de l’opposition Yair Lapid a dénoncé ce projet :