La Knesset doit se prononcer ce lundi sur la destitution du président du parti Hadash-Ta’al, Ayman Odeh. En amont du vote, son entourage a lancé un appel direct aux députés de l’opposition encore indécis, les mettant en garde : « Aujourd’hui, c’est Odeh. Demain, ce sera vous. »
Ayman Odeh cherche rait à convaincre les élus de l’opposition que voter en faveur de sa destitution reviendrait à tourner le dos à leur propre électorat libéral. À cette heure, plusieurs députés des partis Yesh Atid et Camp National rechignent à soutenir la procédure, rendant peu probable l’obtention de la majorité renforcée exigée de 90 voix.
Odeh, qui avait déjà dénoncé il y a deux semaines la décision de la commission parlementaire d’approuver la motion de destitution, accuse certains élus de l’opposition d’avoir « collaboré avec Netanyahu et les kahanistes », et d’alimenter un climat dans lequel « la démocratie vacille ».
« Ils nous détestent plus qu’ils n’aiment la démocratie », a-t-il lancé, avant d’interpeller ses collègues : « Le moment est venu de choisir : vous battez-vous, ou capitulez-vous ? »
Une procédure très contestée
La demande de destitution a été déposée par le député Avichai Boaron du Likoud s’appuyant sur un message posté par Ayman Odeh en janvier sur le réseau X :
« Je me réjouis de la libération des otages et des prisonniers. Il est temps désormais de libérer les deux peuples du joug de l’occupation. Nous sommes tous des êtres libres. »