Ghassan Abu Sittah, chirurgien britannique d’origine palestinienne et actuel recteur de l’Université de Glasgow, a déclenché une vive polémique en comparant sur X/Twitter la situation à Gaza à la « solution finale ».
« Gaza meurt de faim. La solution finale, c’est à nous. C’est une solution finale américaine, britannique, allemande et française, avec des mains israéliennes. »
Une publication immédiatement dénoncée par plusieurs associations juives comme antisémite et relevant d’un révisionnisme dangereux. Selon la définition de l’antisémitisme adoptée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste à laquelle Abu Sittah s’est déclaré publiquement opposé – la comparaison entre les politiques israéliennes et celles des nazis constitue une manifestation claire d’antisémitisme.
Un passif militant très critiqué
Né au Koweït et installé au Royaume-Uni, Abu Sittah est un militant pro-palestinien notoire. Lors de sa nomination en tant que recteur en avril 2024, il avait promis d’œuvrer à l’abandon par l’université de Glasgow de la définition IHRA, estimant qu’elle « confond antisionisme et antisémitisme ». Toutes ses promesses de campagne rectorale concernaient d’ailleurs des engagements contre Israël ou en faveur de causes palestiniennes.
Son parcours militant avait déjà suscité l’inquiétude : il a notamment fait l’éloge dans la presse de plusieurs membres du Front populaire de libération de la Palestine, organisation considérée comme terroriste par l’UE. En 2018, dans une tribune publiée par le journal libanais Al-Akhbar, affilié au Hezbollah, il saluait le « martyre » d’Ahmad Nasr Jarrar, auteur d’un attentat meurtrier en Cisjordanie.