Le président de la Fédération iranienne de football, Mehdi Tayy, a adressé une lettre officielle à la FIFA pour réclamer l’exclusion d’Israël de l’organisation.
Dans ce courrier, l’Iran accuse Israël d’avoir mené des frappes contre des infrastructures sportives, notamment un camp d’entraînement de l’équipe nationale, lors de la guerre qui a opposé les deux pays en juin 2025. Ces attaques auraient, selon Tayi, coûté la vie à un arbitre et un athlète iraniens.
« Israël a porté atteinte à notre intégrité territoriale, frappé notre fédération, nos cinq équipes nationales, nos stades, nos joueurs et nos sportifs », dénonce-t-il. « Nous avons demandé à la FIFA de sortir un carton rouge à Israël et de l’expulser. »
Cette démarche fait écho à celle entreprise le 18 juin par le ministre iranien des Sports, qui avait déjà écrit à la présidente du Comité international olympique, Kirsty Coventry, pour réclamer la suspension d’Israël du mouvement olympique. Il y accusait l’État hébreu de « crimes contre l’humanité » et d’atteintes aux « principes olympiques de paix, de respect et de solidarité ».
Une offensive diplomatique qui ne manque pas d’ironie quand on connaît la politique de boycott sportif systématique que l’Iran applique depuis des décennies vis-à-vis d’Israël :
Judo : En 2019, le champion du monde iranien, Saeid Mollaei, fuit son pays après avoir été contraint d’éviter un affrontement avec un judoka israélien lors des Mondiaux à Tokyo. Il poursuivra sa carrière sous les couleurs de la Mongolie, jusqu’à monter sur le podium aux JO de Tokyo aux côtés du champion israélien Sagi Muki.

Le judoka israélien Sagi Muki et son ancien rival iranien Saeid Mollaei sont de vrais devenus amis, autorisation
