Le Conseil de sécurité des Nations unies a tranché : la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) cessera ses activités à la fin de l’année 2026. Réunis jeudi soir à New York, les 15 membres du Conseil ont voté à l’unanimité une résolution qui organise le retrait progressif de la mission déployée au Sud-Liban depuis près de cinq décennies.
L’ambassadeur d’Israël auprès de l’ONU, Danny Danon, a salué cette décision qu’il considère comme une clarification nécessaire : « Près de 25 ans après l’élargissement du mandat, il est temps de dissiper les illusions. La FINUL a échoué dans sa mission et a permis au Hezbollah de devenir la menace régionale la plus grave. »
À Jérusalem, le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, a également applaudi la décision, mettant en avant le rôle décisif de Washington : « Israël apprécie la position des États-Unis, et en particulier celle du secrétaire d’État Rubio, qui a permis d’atteindre ce résultat. Les récents développements au Liban sont positifs. Israël continuera de veiller à ce que la sécurité des habitants du nord soit garantie. »
Selon le texte adopté, le mandat de la FINUL prendra fin le 31 décembre 2026, précédé d’une période de transition d’un an destinée à permettre le déploiement progressif des forces armées libanaises dans le sud du pays.
Cette issue reflète un compromis entre les États-Unis, qui plaidaient pour une fin immédiate de la mission, et la France ainsi que plusieurs pays européens, hostiles à un retrait brutal qui risquerait de créer un vide sécuritaire exploitable par le Hezbollah.