La Grande-Bretagne interdit au gouvernement israélien d’envoyer une délégation officielle au salon de défense DSEI 2025, qui se tiendra à Londres du 9 au 12 septembre. En réponse, le ministère israélien de la Défense a annoncé qu’Israël n’installerait pas de pavillon national et a dénoncé une décision « blessante et honteuse, délibérément dirigée contre les représentants d’Israël et motivée uniquement par des considérations politiques. » « La Grande-Bretagne opte pour une mesure qui nuit à la coopération en matière de sécurité, sert les intérêts des extrémistes et légitime le terrorisme », souligne le communiqué.
Les entreprises israéliennes privées souhaitant exposer leurs produits pourront toutefois bénéficier du soutien de l’État.
Ce n’est pas la première fois qu’Israël fait face à des restrictions similaires. Lors du salon Eurosatory 2024, la plus grande exposition française de défense, les entreprises israéliennes avaient été empêchées de présenter leurs produits, alors même que certaines technologies israéliennes, comme le système « Trophy » développé par Rafael, étaient intégrées à du matériel étranger. À l’époque, le président Emmanuel Macron avait interdit l’accès des entreprises israéliennes à l’exposition après le refus du gouvernement israélien de suspendre ses opérations militaires à Rafah, décision finalement annulée par la justice, mais trop tard pour permettre leur participation à l’exposition.
Malgré ces obstacles, le secteur israélien de la défense reste dynamique et compétitif à l’international. Rafael a enregistré au deuxième trimestre 2025 une hausse très significative de ses profits et de ses commandes, réparties presque également entre le marché israélien et le marché mondial. L’intérêt pour les technologies israéliennes sur le plan international continue de croître, notamment grâce à leur supériorité technique et leur efficacité sur le terrain.